ORIENTATION BUDGETAIRE 2012 Optique de sauvetage pas de relance

La politique budgétaire expansive de l’Etat pêche par son inefficacité et contraint le gouvernement sans cesse à un assainissement budgétaire. Pour 2012, les prévisions de dépenses du budget général s’établissent à une augmentation de 8,9 milliards de FCfa par rapport à 2011 et constituées essentiellement de dépenses courantes pour 1435,9 milliards et d’équipement pour 830,9 milliards de FCfa.

Une détente est cependant notée au titre des dépenses ordinaires entre autres le service de la dette publique et les dépenses de personnel attendus respectivement à 347,9 milliards et 443,5 milliards contre 358,6 milliards et 416,1 milliards en 2011, mais c’est pour mieux repartir avec les « autres dépenses courantes » projetées à 644,5 milliards en 2012 contre 628,2 milliards au titre de la LFR de 2011 soit une hausse de 2,8%. Ce qui est plutôt incompréhensible quand on sait que les investissements sur ressources propres sont projetés à moins 66,2 milliards de FCfa en valeur absolue soit 13,03% en valeur relative.

Les parlementaires, en commission, tout en reconnaissant que « le Sénégal n’a pas de problème de ressources budgétaires » (même si l’amélioration des recettes par rapport à 2011 est très légère), n’ont  pas manqué de mettre en exergue les problèmes liés à la gestion de ces ressources particulièrement l’exécution des dépenses publiques.  

Pour l’exercice 2012, les orientations budgétaires, selon le Ministre de l’Economie et des finances, s’inscrivent dans la poursuite d’une politique « prudente » en matière de finances publiques et d’endettement en vue de préserver la stabilité macroéconomique. Prudente peut-être, stabilité macro sûrement. Certes on nous parlera d’un taux de croissance attendu pour 2011 à plus de 4%. Or, le lien entre croissance économique et réduction de la pauvreté est remis en cause du fait qu’elle n’est pas en faveur des pauvres, mais au contraire pourrait représenter un facteur d’aggravation des inégalités, risquant ainsi d'entraver la croissance économique durable, d’affecter la stabilité sociale à moyen terme, et d’accroître la vulnérabilité des groupes marginalisés.

Force est de reconnaitre que l’orientation budgétaire tel que déclinée, manque d’impulsion qui est  le moyen le plus efficace pour résorber le chômage et entretenir la croissance. On est là plutôt dans l’optique d’un sauvetage que d’une relance économique.

Malick NDAW


SITUATION PREOCCUPANTE DU CHOLERA EN AFRIQUE Des experts se mobilisent pour appuyer les Etats

Le vibrion cholérique menace gravement la santé des populations en Afrique de l’Ouest. Une situation devenue très préoccupante pour les spécialistes de ces types de pathologies qui se sont réunis du 8 au 10 novembre à Dakar  afin d’analyser et d’échanger les expériences cliniques et les approches des uns et des autres.

Selon les responsables du Bureau africain des maladies entériques, il a été constaté qu’après les maladies respiratoires et le sida, les maladies diarrhéiques constituent actuellement la troisième cause de décès dans le monde. Et parmi ces maladies diarrhéiques, le choléra est la pathologie la plus fréquente en Afrique en dépit des efforts déployés par les gouvernements. Ainsi, ils ont jugé nécessaire de regrouper des spécialistes sur la question en vue d’appuyer les Etats africains pour mieux contrôler la maladie.

Pour ce faire, le groupe d’experts va apporter son expertise en se référant aux données réelles de la pandémie en Afrique, renseigne le Coordonnateur du Bureau africain. Il sera appuyé par le Professeur Cheikh Tidiane Ndour, spécialiste des maladies infectieuses à l’hôpital de Fann qui fera remarquer que le choléra qui a commencé à poser problème depuis 1817, est devenu un véritable problème de santé publique. Il en veut pour preuve les 5 millions de cas détectés annuellement et dont les 80 % sont enregistrés en Afrique au sud du Sahara.

Une région où, selon toujours ce spécialiste, les questions de promiscuité des habitations, le manque d’hygiène, l’inaccessibilité à l’eau potable des populations, les rassemblements religieux, contribuent insidieusement à la propagation de la maladie. Et pour sa meilleure gestion, le bureau d’experts compte améliorer les connaissances de cette maladie, créer un forum d’échange et élaborer des propositions opérationnelles et des recommandations pour sa prévention et son contrôle, ajoute le spécialiste sénégalais.

Autant de suggestions ont été aussi abordées par différents experts qui, au passage, soutiennent qu’ils ne sont pas venus pour réinventer la roue mais seulement pour appuyer les Etats afin que le choléra soit stoppé.

Cheikh Tidiane Mbengue


MATCH AMICAL SENEGAL-GUINEE CE VENDREDI A 16H EN FRANCE Retrouvailles sur la route de la Can

Le Sénégal et la Guinée seront face ce vendredi 11 novembre, au stade de Mantes-la-ville, en match amical entrant dans le cadre de la préparation pour la Can 2012  prévue du 21 janvier au 12 février 2012 au Gabon et en Guinée équatoriale.  C’est la deuxième fois que Guinéens et Sénégalais se rencontrent dans l’année après le match amical qui les a opposé au mois de février au stade Léopold  Senghor de Dakar comptant pour les préparatifs de la 3ème journée des éliminatoires.

Une rencontre au bout de laquelle, les Lions avaient nettement pris le dessus (3 à 0). Cette défaite contraste toutefois avec le parcours de la sélection guinéenne dans les éliminatoires de la Can 2012. Puisqu’au lendemain de  cette confrontation,  la Guinée réussit à  faire sensation dans son groupe B  en le  survolant et en se payant même le luxe de recaler à Lagos le Nigéria (2-2),  qui était non seulement considéré comme le favori du groupe mais l’une des formations les plus assidues des phases finales de la Coupe d’Afrique.

C’est donc une Guinée revigorée de cette invincibilité et surtout à cœur de prendre sa revanche qui  va se retrouver sur le chemin du Sénégal.  Son  équipe enregistre     à cet effet, le retour de Pascal Feindouno, un des joueurs emblématique ou encore d’Ibrahima Bangoura  qui n’étaient pas du déplacement à Dakar.  En regroupement depuis  mardi Les Lions, qui se prévalent du même parcours en étant invaincus, tenteront de leur côté de rester dans cette dynamique enclenchée depuis  l’entame des éliminatoires.

Les Lions avaient toutefois, tout comme le Sily national de la Guinée, essuyé en cours de route un revers de taille lors de leur dernier match amical livré devant l’équipe du Maroc (2-0). Une défaite somme toute pleine d’enseignements pour la bande de Amara Traoré. Car  elle lui avait  surtout permis de rejaillir en dominant à domicile (1-0) le Cameroun.

 Avant de le contraindre à un match (0-0) à Yaoundé  et d’empocher  leur ticket contre la Rdc à Dakar.   Au sortir de cette rencontre Sénégal- Guinée, les Lions auront comme adversaire la Côte d’Ivoire. Ce sera le 15 novembre prochain, au stade Michel Hidalgo, à Saint-Gratien (Val d'Oise).Logé dans la poule A, le Sénégal,  rappelle t-on, sera en compagnie  de la Guinée Equatoriale pays co-organisateur de la Can, de la Libye et de la Zambie.

Oumar DIAW