Logo rts transEmissionslogo RTS2 TransLogo RTS3RTS4 Casamance En DirectJT-20HEURES-50PX
ImgRSIChaineNationaleDakar-FMMatam-FMSaintLouis-FMZiguinchor-FMTamaba-FMThies-FMLouga-FMDiourbel-FMToubaMbake-FMKolda-FM
 
 
DERNIERES INFOS :
A+ A A-

Egypte: le pouvoir transitoire va-t-il lancer l'assaut contre les «sit-in» des partisans de Morsi?

  • jeudi 1 août 2013 08:41
Egypte le pouLes islamistes entendent prolonger leur mobilisation dans plusieurs villes. Mais le gouvernement leur a lancé un avertissement, en demandant à la police de disperser leurs rassemblements. Les partisans du président déchu réclament toujours son retour. Les autorités vont-elles lancer l'assaut brutalement ? Procéder par étapes ? L'Egypte est dans l'expectative.

Avec notre envoyé spécial et notre correspondant au Caire, Daniel Vallot et Alexandre Buccianti

Le communiqué est une épée de Damoclès que le gouvernement intérimaire agite au-dessus de la tête des manifestants qui occupent la place Rabaa al-Adawiya et celle de l'université du Caire - à Gizeh. Le gouvernement considère désormais comme « une menace pour la sécurité nationale » les « sit-in » des pro-Morsi dans la capitale égyptienne. Dans un communiqué lu à la télévision, le gouvernement de transition annonce donc avoir demandé au ministère de l'Intérieur d'intervenir.

Le gouvernement justifie sa décision par les « actes de terrorisme provoqués par ces islamistes », et par les perturbations qui découlent des « sit-in » en termes de trafic automobile, ainsi que pour les riverains. Le gouvernement égyptien de transition demande donc au ministère de l'Intérieur d'intervenir, mais de le faire, précise le communiqué, dans le cadre de la Constitution et du droit.

Les pro-Morsi prêts à se battre jusqu'à la mort

Celui-ci peut donc le faire en tentant de déloger par la force les manifestants, mais une intervention frontale de ce type serait sans doute terrible, car sur place, les pro-Morsi refusent de bouger, et se disent prêts à se battre jusqu'à la mort , plutôt que d'abandonner les « sit-in ». Et ce sont des milliers de personnes, avec des femmes et des enfants, qui occupent actuellement les abords de Rabaa et de l'Université du Caire.

Il est probable que le gouvernement préfère temporiser avant d'intervenir frontalement, mais il peut essayer en tentant de limiter davantage les cortèges qui partent régulièrement de Rabaa et de l'Université du Caire, en attendant une éventuelle démobilisation des pro-Morsi et un pourrissement du mouvement.

De fait, selon des observateurs qui fréquentent régulièrement la place Rabaa al-Adawiya, les désistements des manifestants les moins engagés ont déjà commencé. Ils craignent l'arrestation ou même la mort.

« Essaient-ils d'évacuer Tahrir ? »

Pour autant, les dirigeants de la coalition pro-Morsi ont rejeté ce mercredi soir l'annonce du gouvernement, qualifiée par un porte-parole des Frères musulmans de « déclaration de guerre à l'encontre du peuple égyptien ».

Safwat Hégazi, l'un des dirigeants de la coalition des partisans de M. Morsi, fait partie de ceux qui manifestent depuis plusieurs jours devant la mosquée de Rabaa au Caire. Il est catégorique : « La manifestation est un droit fondamental, et nous manifestons pacifiquement. Ce qui est illégal, c'est le régime actuel. On ne reconnait pas leurs décisions et ils n'ont pas le droit de nous évacuer. Essaient-ils d'évacuer Tahrir ? Pourtant, Tahrir aussi provoque du désordre. »

« On verra quelle sera la réaction du monde libre »

« S'ils décident d'attaquer, ce sera un massacre, prédit M. Hégazi. Ce ne seront pas des centaines mais des milliers qui vont être tués (...) Nous n'avons que des pierres pour nous défendre face aux blindés. Donc, nous allons continuer notre « sit-in » et attendre que les blindés viennent nous tuer. Et on verra, si l'attaque a lieu, quelle sera la réaction du monde libre et civilisé lorsque des milliers de personnes auront été tuées. »

Dans cette guerre des nerfs, l'armée n'est pas en reste. La nuit, des hélicoptères tournent à basse altitude autour de la place Rabaa al-Adawiya. Ils font pleuvoir des tracts accordant un sauf-conduit aux manifestants s'ils quittent le « sit-in ». Selon de bonnes sources, d'autres mesures seront prises avant un éventuel assaut. Parmi elles, l'évacuation des habitants des immeubles autour de la place, qui serait suivie d'une coupure d'eau et d'électricité.

Ce mercredi, la justice égyptienne a annoncé que le Guide suprême des Frères musulmans égyptiens, Mohamed Badie, toujours recherché, ainsi que deux autres dirigeants du mouvement serant jugés pour « incitation au meurtre » de manifestants. Ils sont accusés d'avoir incité au meurtre de personnes qui manifestaient devant le quartier général des Frères musulmans au Caire le 30 juin, trois jours avant le renversement par l'armée, du président Mohamed Morsi.

Papier mis à jour avec les dernières informations disponibles

Pour les partisans de Mohamed Morsi, les nouvelles de leur leader sont rares. Après la chef de la diplomatie de l'Union européenne, l'ancien président a reçu la visite d'une délégation de l'Union africaine. Dileita Mohamed Dileita, ancien Premier ministre de Djibouti, est de ceux qui ont rendu visite au président déchu. Notre correspondante au Caire, Perrine Mouterde, a recueilli son témoignage. « Je ne peux pas divulguer les réponses qui sont les siennes (à Mohamed Morsi, NDLR), parce que ce sont des réponses qui pourraient être interprétées très mal », explique-t-il notamment.

RFI
Dernière modification le jeudi, 01 août 2013 09:38

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Législative 2017  

Articles récents

Prev Next

Articles Populaires