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Madagascar: des attentats politiques?

  • mardi 17 septembre 2013 16:29
Antananarivo4Nouvelle explosion à Madagascar où un poseur de bombe a été tué par l'engin explosif qu'il était vraisemblablement en train de fabriquer. Il s'agit de la quatrième attaque ou tentative d'attaque à l'explosif depuis début septembre à Antananarivo. Des actions qui viseraient à perturber le processus électoral avant la présidentielle du 25 octobre 2013.

La série d'explosions ou de tentatives d'explosions a commencée le 4 septembre dernier. Une première bombe explose alors à Antananarivo, la capitale. Deux jours plus tard, le 6, on signale deux nouvelles bombes. Une seule explose, l'autre est désamorcée à temps, en plein centre-ville. Enfin, le dernier épisode se joue donc lundi soir avec cette déflagration accidentelle. Pour la première fois, il y a une victime : le fabriquant de l'engin.

Tous ces attentats semblent liés, à chaque fois les bombes étaient artisanales, les explosifs utilisés étaient identiques et peu puissants. Les dégâts causés étaient mineurs. Quatre bombes en moins d'un mois, Madagascar n'avait pas connu cela depuis plusieurs années. Les dernières séries d'attaques de ce genre remontent à 2009 et 2010, juste après le coup d'Etat qui a renversé Marc Ravalomanana et mis au pouvoir Andry Rajoelina.

Perturber le processus électoral

Madagascar est en plein processus électoral après des mois et des années de crise, l'élection présidentielle est prévue le 25 octobre. Faut-il y voir un lien avec ces bombes ? C'est évidemment la question que tout le monde se pose et plusieurs éléments renforcent cette impression.

Il y a d'abord le nom du groupuscule qui a revendiqué les premiers attentats. Un groupe inconnu jusque-là, qui s'est autoproclamé « défenseur de la souveraineté nationale », il assure mener un combat politique. Dans un communiqué, il disait protester contre l'influence de la communauté internationale dans le processus électoral.

Il y a ensuite le contexte puisque le scrutin présidentiel doit avoir lieu dans un mois. Les enquêteurs n'ont donc pas vraiment de doute si l'on en croit le chef de la gendarmerie, joint par RFI un peu plus tôt dans la journée. Selon lui, des acteurs politiques se cacheraient derrière ces bombes. Leur but serait donc de déstabiliser, de faire échouer le processus électoral. Une élection présidentielle malgache déjà reportée plusieurs reprises.

RFI

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