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VIH/SIDA : le taux de prévalence reste faible et stable au Sénégal (Responsable)

  • mercredi 16 août 2017 10:16
SIDALe taux de prévalence du Vih/sida (0,7%) au Sénégal, reste "faible et stable" depuis des années a déclaré, mardi à Kaffrine, la chargée de l'unité programmatique du comité national de lutte contre le sida (CNLS), Dr Fatou Nar Lèye Diouf.

"La situation nationale sur le Vih/sida est assez stable. Au Sénégal, nous avons une épidémie de type concentrée. Dans la population générale, la prévalence qui est de 0, 7% reste faible et stable depuis des années", a-t-elle salué.

Elle s'exprimait en marge d'un atelier de partage du plan d'action de la région de Kaffrine pour la campagne nationale de lutte contre le sida 2017.

La rencontre a été présidée par l'adjoint au gouverneur de Kaffrine chargé du développement , Cheikh Ndiaye, en présence du médecin chef de région, Dr Amadou Doucouré, des chefs de service et des élus locaux.

Mais, selon Dr Diouf, il y a, dans certains groupes appelés dits "vulnérables", une "prévalence assez élevée" notamment chez les professionnelles de sexe où le taux est de 6%.

Il y a aussi "les MSN c'est-à-dire les hommes qui ont des rapports sexuels avec d'autres hommes. chez qui, la prévalence estimée à 17, 5% reste élevée", a-t-elle fait remarquer.

"La prévalence est éfalement élevée chez les consommateurs de drogue injectable" a ajouté Dr Diouf, par ailleurs, adjointe à la secrétaire exécutive du conseil national de lutte contre le Sida.

Relevant une certaine diversité régionale concernant la prévalence, Dr Diouf a estimé que "si à Kaffrine, il y a un taux de prévalence de 0,5%, dans d'autres régions nous avons des prévalences qui avoisinent les 2%".

Fatou Nar Lèye Diouf qui a rappelé la volonté du Sénégal d'éliminer le Vih/sida d'ici 2030, à l'instar de la communauté internationale, a souligné les étapes à franchor pour y arriver.

"L'étape la plus importante aujourd'hui est celle des 3/90 dont l'échéance est de 2020", a-t-elle souligné, expliquant qu'il s'agit de dépister les 90% des personnes qui vivent avec le VIH et mettre sous traitement 90 % de ces personnes.

Mais aussi, a-t-elle ajouté, il faut retenir ces personnes qui vivent avec le Vih dans les structures sanitaires, évoluer leur charge virale de telle sorte que 90% de ces personnes puissent avoir une charge virale négative.

APS

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