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Historique de la RADIO

Le géniteur de la Radio nationale sénégalaise a été indubitablement le colonisateur français. Elle a été utilisée dans le cadre de la politique de propagande de celui-ci pour mieux asseoir ses idéaux assimilationnistes dans ses colonies de l’Afrique en 1939. Avec l’accession du Sénégal à l’indépendance en 1960, cette radio qui desservait toute l’Afrique Occidentale Française (AOF) change de mains et d’objectifs pour devenir une radio nationale au service de l’information institutionnelle. Un parcours marqué par des changements successifs qui ont abouti, aujourd’hui, a en faire une chaine au cœur de la modernité dans l’espace médiatique sénégalais. Au Sénégal, le processus d’installation d’une radio a débuté avant les indépendances. La pointe la plus occidentale du continent, Dakar, par ailleurs capitale de l’Afrique occidentale française(AOF), a vu émettre sa première radiodiffusion en 1939. A la veille des indépendances, le Sénégal et le Soudan occidental actuel Mali se sont retrouvés pour créer la Fédération du Mali. Radio Dakar devient alors Radio Mali du nom de cette entité fédératrice qui unit les deux pays voisins à forte convergence culturelle. En août 1960, la fédération vole en éclats et Radio Mali devient radio Sénégal. Celle-ci exploite deux chaines : la Chaîne internationale et la Chaîne nationale. Le Gouvernement du Sénégal, dans sa politique d’amélioration des conditions de développement de la radio et de la télévision, fait voter la loi 73-51 du 04 Décembre 1973 portant création de l’Office de Radiodiffusion du Sénégal (ORTS). Ainsi, deux émetteurs de 10KW seront installés à Thiès, suivit d’un de 10KW à Tambacounda, puis en 1986 de celui de Ziguinchor et Louga en 1990. Le développement de son réseau de diffusion via les antennes régionales, l’amélioration sensible de ses moyens de production indiquent sa marche vers le succès. Aujourd’hui, 20 centres émetteurs sont installés sur l’ensemble du territoire national. Chaque centre est chargé de la diffusion dans sa zone de couverture des programmes de Radio Sénégal Internationale (RSI) et la Chaîne nationale. Ces centres sont équipés d’antennes paraboliques pour la réception de ses programmes. Depuis juin 1999, la radio est passée sur le satellite pour assurer la transmission de ses signaux dans les coins les plus reculés du territoire national. La couverture d’Intelsat 10.02 est globale, c’est-à-dire que l’on peut recevoir les programmes dans tout le continent africain, une bonne partie de l’Europe etc. Le secteur est en plein mutation avec l’avènement de la transmission numérique exigée par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) avant 2015 pour l’Afrique. A titre d’exemple, la RTS est à pied d’œuvre dans le cadre d’un ambitieux programme de création d’un portail internet où l’on peut suivre en direct la radiodiffusion et la télévision. L’objectif visé dans cette nouvelle vision des autorités de la RTS : accroître les immenses potentialités en matière de communication mais aussi de se conformer à l’ère numérique pour la satisfaction totale de ses usagers.

Ainsi naquit Dakar FM

Vingt deux ans après sa création, le 28 novembre 1990, la Première radio musicale du Sénégal vit toujours…au rythme des bonnes mélodies qui ont jalonné son parcours.

De la promotion de la musique locale à l’éducation citoyenne en passant par la prise en charge des préoccupations domestiques des populations, la véritable 1ère radio urbaine du Sénégal a enregistré, malgré l’usure du temps des acquis certains. Flash back…

Dakar FM est né des flancs de la Chaîne nationale, à l’occasion de la Foire du Centre International de Commerce et d’Echanges du Sénégal (CICES) en 1990. Elle souffle donc en cette année, ses vingt deux ans d’existence, dans un contexte médiatique élargi et diversifié.

Cette radio avait été créée pour prendre en charge un public jeune et urbain dont les préoccupations n’étaient pas forcément prises en compte par la Chaîne nationale, plus généraliste. Elle est donc conçue comme une radio commerciale ayant pour vocation d’engranger des ressources publicitaire, au moment où la RTS changeait de statut, en devenant Société Nationale. Sous l’initiative volontariste de l’ancien Directeur général, feu Alassane Daly Ndiaye et la maestria de Pèdre Ndiaye, Dakar FM va démarrer ses programmes tambour battant : avec une offre programmatique de proximité, la jeune chaîne va très vite s’imposer sur le paysage audiovisuel sénégalais. Diffusé sur la bande FM, il offrira un confort d’écoute excellent, toute chose qui explique l’engouement qu’il suscite auprès des Dakarois. Autres raisons du succès de cette chaîne, Dakar FM a été la première Radio à donner la parole, en direct, aux auditeurs. Certains finiront par devenir les correspondants de leur quartier en relayant en direct des préoccupations des populations, notamment sur des questions liées à l’insécurité, aux inondations, aux maladies hivernales, à l’accès aux soins médicaux primaires…

Dans le même sillage, des antennes décentralisées ont été organisées sur tout le territoire national pour permettre aux Sénégalais de mieux découvrir leur pays. Mais c’est surtout dans le domaine de la culture que Dakar FM aura écrit ses lettres de noblesse : un nombre impressionnant de jeunes artistes ont eu leur première opportunité à travers cette chaîne, réputée faiseur de stars. Tous les genres musicaux avaient droit de cité et les stars étrangères de passages faisaient le rang pour passer Dakar FM. De Papa Wemba, en passant Césara Evora, Salif Keita, Mory Kanté, Alpha Blondy à Angélique Kidjo, le gotha de la musique africaine se bouscule au portillon de la jeune Chaîne.

Des genres musicaux nouveaux comme le Hip hop, le RNB et le Folk Son ont leur entrée et leur percée à travers Dakar FM.

Aujourd’hui encore, cette Radio conserve intacte la base de son auditoire. En effet, les auditeurs dite de la « Génération 80 » sont restés très fidèles, en dépit la féroce concurrence des radios privées.

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