
COOPÉRATION SÉNÉGALO-MAROCAINE : DAKAR ET RABAT VISENT À TERME 170 ACCORDS

Les gouvernements sénégalais et marocain ambitionnent de porter à terme à 170 le nombre d’accords de coopération liant les deux pays, afin de renforcer leur cadre juridique et d’accompagner plus efficacement les initiatives économiques bilatérales, a déclaré mardi à Casablanca le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, rapporte l’APS, de son envoyé spécial.
« Hier, nous avons pu signer 17 accords de coopération entre le Maroc et le Sénégal. Mais nous voulons aller encore plus loin. Nous visons au moins 170 points d’accords pour mieux renforcer l’arsenal d’instruments juridiques entre nos deux pays », a indiqué M. Sonko.
Le chef du gouvernement sénégalais s’exprimait à l’occasion d’un forum économique co-présidé avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch, en marge des travaux de la 15e session de la Haute commission mixte sénégalo-marocaine.
Organisée à l’initiative de la Confédération générale des entreprises du Maroc, en partenariat avec l’Agence sénégalaise de promotion des investissements et des grands travaux, la rencontre a réuni des investisseurs marocains, sénégalais et étrangers, ainsi que des opérateurs économiques de la diaspora, en présence de plusieurs ministres et diplomates des deux pays.
Selon Ousmane Sonko, au-delà des 17 accords déjà signés, d’autres textes sont en cours de finalisation ou de réactualisation afin d’être « remis au goût du jour ». Son homologue marocain avait pour sa part indiqué que les accords de coopération entre Dakar et Rabat s’élevaient déjà à 140, sans compter les nouveaux paraphés lors de la session tenue lundi à Rabat.
« L’objectif est de mieux accompagner les initiatives des entreprises privées et publiques des deux pays, à travers des partenariats concrets adossés à un cadre juridique favorable », a expliqué le Premier ministre sénégalais.
Relevant que le volume des échanges commerciaux reste en deçà des potentialités des deux économies, Ousmane Sonko a appelé à « une lucidité collective ». « Nos relations commerciales sont en forte progression, mais elles demeurent largement en dessous de nos potentiels stratégiques. Ce constat n’est pas une critique, mais une invite à faire mieux et autrement », a-t-il conclu, selon l’envoyé spécial de l’APS.





