
CYBERCRIMINALITÉ, TERRORISME… LES NOUVEAUX DÉFIS AU CŒUR DU CONTRÔLE PARLEMENTAIRE

Terrorisme, cybercriminalité, menaces hybrides… Face à la transformation des risques sécuritaires, l’Assemblée nationale entend renforcer ses capacités de contrôle du secteur de la défense et de la sécurité. C’est dans ce contexte que s’est ouvert, mardi 22 septembre 2026, un atelier consacré aux « Fondements du contrôle parlementaire du secteur de la sécurité au Sénégal ».
Présidée par la 4ᵉ vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mbène Faye, la rencontre est organisée par le Centre d’Études Stratégiques de l’Afrique (CESA), en partenariat avec la Commission de la Défense et de la Sécurité de l’institution parlementaire. Les travaux se poursuivront jusqu’au 24 septembre.
L’enjeu dépasse la seule question de la surveillance de l’action gouvernementale. Pour Mbène Faye, le Parlement doit disposer d’une compréhension suffisamment fine des questions sécuritaires pour exercer pleinement ses prérogatives constitutionnelles. Elle plaide ainsi pour un contrôle parlementaire « éclairé », rigoureux et pleinement informé.
Budget, stratégie et planification au menu
Au cœur des échanges : les leviers dont dispose le Parlement pour suivre et évaluer les politiques de défense et de sécurité. Les participants doivent notamment examiner l’élaboration et le contrôle des budgets, les mécanismes de contrôle parlementaire ainsi que les questions de stratégie et de planification.
Un accent particulier est mis sur la Commission de la Défense et de la Sécurité, dont les capacités doivent être renforcées pour lui permettre de mieux appréhender les dimensions stratégiques, budgétaires et opérationnelles du secteur.
« La sécurité constitue une exigence républicaine et un enjeu majeur de souveraineté nationale », a rappelé la 4ᵉ vice-présidente, qui a également transmis aux participants les salutations du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko.
Adapter le contrôle aux nouvelles menaces
La diversification des menaces impose, selon Mbène Faye, une évolution des outils de contrôle. Le terrorisme n’est plus le seul défi cité : cybercriminalité et menaces hybrides figurent désormais parmi les préoccupations auxquelles les parlementaires doivent pouvoir répondre avec une expertise renforcée.
L’atelier constitue ainsi un espace de formation et d’échanges autour d’un objectif central : permettre aux parlementaires de mieux maîtriser les enjeux liés à la sécurité nationale et, par conséquent, d’exercer de manière plus effective leur mission de contrôle. La 4ᵉ vice-présidente a, dans ce cadre, salué l’implication du CESA dans le renforcement des capacités des élus et l’approfondissement des connaissances sur les questions stratégiques.





