
LA MISSION PARLEMENTAIRE SUR LES PRODUITS SOFTCARE LANCE SES AUDITIONS

La Mission d’information parlementaire chargée d’examiner les conditions de commercialisation des produits de marque Softcare au Sénégal a officiellement démarré ses travaux d’auditions. L’annonce a été faite jeudi par la présidente de la mission, l’honorable députée Khady Sarr, à travers un communiqué.
Conformément à l’article 51 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, cette phase d’auditions a débuté le mercredi 14 janvier 2026. Elle s’inscrit dans le cadre du mandat confié à la mission, dont l’objectif est de faire toute la lumière sur les circonstances ayant entouré le retrait, puis la remise sur le marché des produits Softcare.
Selon Mme Sarr, les travaux seront menés suivant une démarche rigoureuse, contradictoire et pleinement documentée. Il s’agira notamment d’établir la chronologie des actes administratifs et techniques ayant conduit aux décisions prises, d’en apprécier la cohérence au regard des procédures d’inspection, de contrôle qualité et d’information du public, et d’identifier, le cas échéant, les responsabilités administratives à chaque niveau de la chaîne décisionnelle.
Dans ce cadre, la mission prévoit l’audition des autorités de régulation, des ministères concernés, de l’opérateur Softcare, ainsi que de toute structure professionnelle, technique ou représentative jugée utile à l’établissement des faits. Une visite de terrain est également programmée au sein de l’entreprise Softcare, afin d’évaluer sur site les conditions de production, d’entreposage, de traçabilité et le respect des exigences de conformité.
Par ailleurs, une consultation citoyenne sera mise en place afin de recueillir les contributions des usagers, des organisations de consommateurs et des autres parties prenantes. Cette approche participative et inclusive vise à placer l’intérêt général et la protection de la santé publique au cœur des travaux.
La présidente de la mission a enfin rappelé que les travaux se dérouleront dans le strict respect des secrets légalement protégés, des droits des personnes et des exigences de sérénité propres au contrôle parlementaire. Elle a appelé l’ensemble des administrations, organismes et parties concernées à coopérer de manière « pleine et loyale », afin de renforcer la transparence et la confiance des citoyens.





