
ONU : L’ANCIEN PRÉSIDENT MACKY SALL OFFICIELLEMENT CANDIDAT À LA SUCCESSION DE GUTERRES

L’ancien président Macky Sall est désormais officiellement candidat au poste de secrétaire général des Nations unies. Sa candidature a été déposée lundi au siège de l’organisation par le Burundi, agissant au nom de l’Union africaine, selon plusieurs confirmations concordantes.
L’annonce a d’abord été faite par la porte-parole de l’Assemblée générale de l’ONU, La Neice Collins, qui a indiqué que l’institution avait reçu une nouvelle nomination transmise par Bujumbura. « Il s’agit de Macky Sall, ancien président du Sénégal. Il a été nommé par la République du Burundi qui a présenté les documents ce matin », a-t-elle déclaré.
Du côté de l’Alliance pour la République (APR), la démarche a également été confirmée. Abdou Mbow, porte-parole adjoint du parti, a précisé que « le Burundi, qui préside actuellement l’Union africaine, a déposé le dossier de l’ancien président Macky Sall au siège des Nations unies pour le poste de secrétaire général ».
Selon des sources proches de l’ancien chef de l’État, cette initiative s’inscrit dans une logique panafricaine. Macky Sall avait lui-même présidé l’Union africaine entre février 2022 et février 2023, période durant laquelle il avait multiplié les plaidoyers en faveur d’un renforcement de la voix du continent dans les instances internationales.
Cette entrée en lice intervient dans un processus lancé en novembre dernier, lorsque l’ONU a invité ses États membres à proposer des candidats pour succéder à Antonio Guterres, dont le mandat s’achève fin 2026. Le prochain secrétaire général doit entrer en fonction le 1er janvier 2027. Les candidatures doivent être officiellement parrainées par un État ou un groupe d’États, indépendamment de la nationalité des postulants.
Avant l’arrivée de Macky Sall dans la course, deux profils étaient déjà considérés comme officiellement en lice : l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet et le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi. Le Costa Rica a également avancé le nom de son ancienne vice-présidente Rebeca Grynspan, dont la candidature reste à formaliser.
Le processus s’annonce toutefois fortement tributaire des équilibres géopolitiques. Une tradition non écrite de rotation régionale plaide en faveur de l’Amérique latine, tandis que plusieurs États militent pour l’élection, pour la première fois, d’une femme à la tête de l’organisation.
La sélection finale dépendra en grande partie du Conseil de sécurité, appelé à entamer les discussions d’ici fin juillet. Les cinq membres permanents, États-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni et France, y disposent d’un droit de veto décisif. L’Assemblée générale ne pourra entériner la nomination qu’à partir d’une recommandation formelle du Conseil.





