
RECRUDESCENCE DES VIOLENCES CONTRE LE TRANSPORT PUBLIC : L’AFTU ET CAPTRANS TIRENT LA SONNETTE D’ALARME

L’Association de Financement des Transports Urbains (AFTU) et CAPTRANS ont lancé une alerte face à la multiplication des actes de violence visant le transport public à Dakar, à la suite d’événements graves survenus le vendredi 30 janvier 2026 à hauteur de Patte d’Oie croisement Cambérène.
Entre 14 heures et 16 heures, un bus assurant la desserte de la ligne 27 a été impliqué dans un accident mortel. Un drame humain que l’AFTU et CAPTRANS disent profondément regretter, tout en renouvelant leurs condoléances à la famille de la victime. Toutefois, cet accident a été suivi d’une série d’actes de violence jugés « inacceptables » contre le personnel, les usagers et les équipements de transport.
Selon les deux structures, plusieurs faits graves ont été enregistrés, notamment l’incendie d’un bus, le saccage de véhicules non impliqués dans l’accident avec des vitres brisées, des agressions physiques ayant causé des blessures à des agents, ainsi que des actes de pillage, dont l’emport de bagages appartenant aux usagers.
L’AFTU et CAPTRANS soulignent que ces incidents ne constituent pas un cas isolé. Les attaques contre le personnel et les biens du transport public tendent à devenir récurrentes, mettant sérieusement en danger la sécurité des personnes, la continuité du service public et la mobilité urbaine dans la capitale.
Face à cette situation préoccupante, les deux organisations condamnent avec la plus grande fermeté ces violences répétées et interpellent solennellement les autorités compétentes. Elles appellent à la mise en œuvre urgente de mesures concrètes et durables visant à protéger les agents et les usagers, sécuriser les véhicules et les infrastructures de transport, et prévenir la répétition de tels actes.
« Il n’est plus acceptable que des accidents de la circulation soient suivis de représailles violentes exposant des travailleurs et des usagers innocents, tout en causant d’importants préjudices matériels », dénoncent-elles.
CAPTRANS et l’AFTU plaident ainsi pour un renforcement effectif de la sécurité sur les axes sensibles et une réponse ferme à l’encontre des auteurs de ces violences. Elles réaffirment par ailleurs leur disponibilité à collaborer étroitement avec les autorités afin d’identifier des solutions durables, dans l’intérêt de la paix sociale et du droit fondamental des populations à se déplacer en toute sécurité.





