
DIPHTÉRIE AU SÉNÉGAL : 57 CAS CONFIRMÉS ET HUIT DÉCÈS, KÉDOUGOU PRINCIPAL FOYER

Le Sénégal fait face à une recrudescence de la diphtérie. Dans son dernier point de situation, arrêté au 8 septembre 2026, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique fait état de 57 cas confirmés depuis la détection du premier cas, le 1er août 2026, dont huit décès.
La région de Kédougou concentre le plus grand nombre de cas, avec 27 cas confirmés. Le district de Kédougou en compte 18, suivi de Saraya avec 7 cas et Salémata avec 2 cas.
D’autres régions sont également concernées. À Dakar, sept cas ont été recensés, dont six à Guédiawaye et un à Keur Massar. La région de Louga totalise huit cas, répartis entre Kébémer (5) et Darou Moukhty (3). Thiès compte également sept cas, dont six à Mbour et un à Thiadiaye.
La région de Diourbel enregistre quatre cas, avec trois à Touba et un à Mbacké. Kaolack compte deux cas, recensés à Kaolack et Guinguinéo. Enfin, Matam et Kolda enregistrent chacune un cas, respectivement dans les districts de Matam et de Vélingara.
La diphtérie est une maladie infectieuse et contagieuse qui peut toutefois être prévenue par la vaccination. Elle se manifeste notamment par un mal de gorge, de la fièvre, des difficultés à avaler, un enrouement ou encore un gonflement du cou. La présence de membranes grisâtres dans la gorge et des difficultés respiratoires peuvent également être observées.
La maladie se transmet principalement par les gouttelettes respiratoires émises lors de la toux ou des éternuements d’une personne infectée. Elle peut également se propager par contact direct avec des objets ou des tissus contaminés.
Face à cette situation, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique appelle les parents à la vigilance et insiste sur l’importance de la vaccination. Il les invite à respecter le calendrier vaccinal du Programme élargi de vaccination (PEV), à vérifier le statut vaccinal de leurs enfants et à compléter, si nécessaire, les doses manquantes.
Le ministère recommande par ailleurs de consulter rapidement la structure de santé la plus proche dès l’apparition des premiers signes évocateurs et déconseille fortement toute automédication.





