
AÏD EL-FITR : À MASSALIKUL JINAAN, CHEIKH MOUHAMADOU MOUSTAPHA MBACKÉ PRÔNE LA CONSCIENCE COMME BOUSSOLE DU CROYANT

À l’occasion de la prière de l’Aïd el-Fitr célébrée ce samedi à la grande mosquée Massalikul Jinaan, l’imam Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacké a placé son sermon sous le sceau de la conscience en Islam, présentée comme une « boussole spirituelle » guidant le fidèle vers le bien.
Devant une assistance composée notamment du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, et de plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres Moustapha Guirassy (Éducation) et Mabouba Diagne (Agriculture), le guide religieux a insisté sur le rôle central du Damîr ou Wijdân dans la vie du croyant.
« La conscience doit constituer une surveillance interne permanente. Elle encourage la piété et la crainte révérencielle d’Allah, conduisant à une véritable auto-discipline », a-t-il déclaré, invitant les fidèles à cultiver cette vigilance spirituelle dans leurs actes quotidiens.
Définissant la conscience comme « la capacité d’observer, d’expérimenter et de reconnaître la réalité », Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacké a souligné qu’elle agit comme un témoin intérieur, présent derrière les pensées, les émotions et les actions de l’individu.
Dans son propos, l’imam a rappelé que Dieu est omniscient et observe chaque acte posé par l’homme, d’où la nécessité, selon lui, de développer une conscience saine pour distinguer le bien du mal. « Quel que soit le métier exercé — médecin, enseignant ou cultivateur — la conscience doit primer. Elle permet de rester dans les limites tracées par Dieu et d’agir avec justice », a-t-il martelé.
S’inscrivant dans une démarche éducative, le religieux a également interpellé les parents sur leur responsabilité dans la formation morale des enfants. Il les a exhortés à inculquer à ces derniers le sens de la vigilance intérieure, en les habituant à surveiller leurs intentions et leurs actes, en permanence conscients de la présence divine.
À travers ce message, l’imam de Massalikul Jinaan appelle ainsi à une intériorisation des valeurs islamiques, où la conscience devient le socle d’un comportement éthique et responsable, aussi bien dans la sphère privée que dans la vie sociale.





