
CHEIKH MBOW PLAIDE POUR UNE RÉFORME DU CALENDRIER SCOLAIRE AU SÉNÉGAL

Le directeur exécutif de la COSYDEP, Cheikh Mbow, estime qu’une réforme du calendrier scolaire sénégalais est devenue indispensable face aux effets du changement climatique. Invité de l’émission En Vérité sur RSI, il préconise une organisation plus souple, adaptée aux réalités des académies, tout en préservant un volume horaire commun et des dates d’examen harmonisées.
Le calendrier scolaire sénégalais doit être repensé pour mieux tenir compte des évolutions climatiques et des réalités locales. C’est la conviction exprimée par Cheikh Mbow, directeur exécutif de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP), lors de son passage dans l’émission En Vérité de RSI.
Selon lui, le calendrier actuel, hérité des premières années de l’indépendance, ne répond plus suffisamment aux contraintes auxquelles le système éducatif est confronté. Il souligne notamment les changements intervenus dans les cycles saisonniers, qui rendent nécessaire une révision de l’organisation de l’année scolaire.
« C’est aujourd’hui devenu une exigence que de devoir repenser notre calendrier scolaire », affirme-t-il, insistant sur l’urgence d’adapter les périodes d’ouverture et de fermeture des classes aux nouvelles réalités climatiques.
Au-delà de cette adaptation, Cheikh Mbow plaide pour une réforme structurelle fondée sur une plus grande prise en compte des spécificités territoriales.
Il propose ainsi de donner davantage de marges de manœuvre aux académies afin qu’elles puissent adapter leur calendrier aux contraintes locales, tout en respectant des exigences nationales communes. Le volume horaire réglementaire et les dates des examens devraient, selon lui, demeurer harmonisés à l’échelle du pays.
Pour le directeur exécutif de la COSYDEP, l’enjeu est donc de concilier cohérence nationale et flexibilité territoriale, en évitant d’imposer un calendrier uniforme à des zones confrontées à des réalités différentes.
Cette réforme permettrait, selon son approche, de mieux articuler les impératifs pédagogiques avec les contraintes climatiques et les particularités propres à chaque académie.





