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Dr MOHAMED GHANDOUR : « LA DÉCISION DE LA CAF CRÉE UN PRÉCÉDENT DANGEREUX POUR LE FOOTBALL »

a-la-une
25 mars 2026
a-la-une

La contestation du résultat de la finale de la CAN 2025 par une décision administrative de la CAF alimente un débat juridique et sportif majeur. Dr Mohamed Ghandour, consultant sportif à la RTS, estime que cette situation constitue un précédent dangereux, susceptible d’affecter durablement les principes d’équité et de stabilité qui encadrent les compétitions de football.

Le football continental traverse une zone de turbulences inédite. Alors que le Sénégal, sacré sur le terrain en janvier dernier, fait face à une décision administrative de la CAF modifiant le score de la finale de la CAN 2025, la menace d’un retrait des compétitions internationales plane sur Dakar. Si la colère est légitime, c’est sur le terrain du droit que la bataille de la dignité doit se gagner.

Le sacre du terrain est sacré

Le football repose sur une règle d’or : la « vérité du terrain ». Une fois que l’arbitre a sifflé la fin du match, que le trophée a été soulevé et que le protocole de la compétition a été clos, le résultat devient, en principe, irréversible. Revenir deux mois plus tard sur un score acquis de 1-0 pour imposer un tapis vert de 0-3 constitue une onde de choc pour la sécurité juridique du sport mondial.

La souveraineté de l’arbitre face à l’ingérence administrative

Le droit du sport, régi par les principes de l’IFAB et la jurisprudence du TAS, est clair : l’arbitre est le seul maître du temps et du jeu. Si un incident de « refus de jouer » temporaire a eu lieu, l’arbitre a pris la décision souveraine de faire reprendre la partie. En menant le match à son terme, il a validé la rencontre.

La décision de la CAF de disqualifier a posteriori le vainqueur crée un précédent dangereux : demain, n’importe quelle fédération pourrait contester un titre des semaines après la célébration, transformant les bureaux de la Confédération en une « VAR administrative » sans fin.

Le TAS : le juge de la raison

Le Sénégal a raison de hausser le ton. Sa menace de retrait n’est pas un caprice, mais un cri d’alarme pour la sauvegarde de l’équité sportive. Cependant, la force des Lions ne réside pas dans l’absence, mais dans la démonstration du droit.

Le Tribunal arbitral du sport (TAS), à Lausanne, doit être le théâtre de cette vérité. La jurisprudence est constante : on ne modifie pas un résultat sportif pour des raisons administratives si le match est allé à son terme. La sanction, s’il y a eu infraction, doit être financière ou disciplinaire, jamais au détriment du score final.

Pour une Afrique du football exemplaire

Le Sénégal ne défend pas seulement son trophée ; il défend l’intégrité de la compétition. En portant cette affaire devant des juges indépendants, le football sénégalais prouvera que sa supériorité n’est pas seulement technique sur la pelouse, mais aussi exemplaire dans le respect des règles internationales.

Le trophée appartient à ceux qui le gagnent à la sueur de leur front, pas à ceux qui l’obtiennent par un trait de plume.

Dr Mohamed Ghandour

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