
ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE : ALIOUNE BADARA DIONE APPELLE À FRANCHIR LE CAP DE LA MISE EN ŒUVRE

À l’occasion de la première session 2026 du Cadre de concertation de l’Économie sociale et solidaire (ESS), le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Badara Dione, a appelé les différentes parties prenantes à franchir une nouvelle étape : celle de la validation et de la mise en œuvre effective des stratégies nationales dédiées à l’ESS et à la Responsabilité sociale des entreprises (RSE).
L’Économie sociale et solidaire entre dans une phase décisive au Sénégal. Réunis dans le cadre de la première session 2026 du Cadre de concertation de l’ESS, les différents acteurs du secteur sont appelés à examiner et à valider les deux stratégies nationales consacrées à l’Économie sociale et solidaire et à la Responsabilité sociale des entreprises.
Pour le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Badara Dione, cette session constitue une étape majeure dans le processus engagé par les pouvoirs publics. « Nous sommes aujourd’hui à une étape déterminante : celle de l’examen et de la validation finale des deux stratégies nationales », a-t-il déclaré.
Après les phases de diagnostic, de concertation, de formulation et d’enrichissement des projets, le ministre estime que le temps est désormais venu de passer de la réflexion à la décision. Il ne s’agit plus simplement de recueillir des observations, mais de consolider les acquis, d’arbitrer les propositions et de renforcer la cohérence des orientations afin de dégager un consensus suffisamment large pour permettre l’adoption et la mise en œuvre effective des deux instruments stratégiques.
Pour une économie plus inclusive et solidaire
Dans son intervention, Alioune Badara Dione a rappelé la vocation de l’Économie sociale et solidaire, qu’il présente comme un levier d’un modèle de développement davantage fondé sur la solidarité, l’inclusion et la justice sociale.
L’ESS doit, selon lui, contribuer à créer des opportunités pour les jeunes et les femmes, valoriser les initiatives locales et les savoir-faire des territoires, renforcer l’autonomie économique des communautés et favoriser la création d’emplois décents.
Cette approche doit également intégrer les impératifs environnementaux et la territorialisation du développement. L’ambition affichée est ainsi de « penser l’économie autrement », en plaçant la création de valeur économique au même niveau que les enjeux sociaux, territoriaux et environnementaux.
Dans cette dynamique, la Responsabilité sociale des entreprises doit également permettre de renforcer la contribution du secteur privé aux objectifs économiques, sociaux et environnementaux du pays.
Deux stratégies, une même ambition
Pour le ministre, les deux stratégies ne doivent pas être considérées comme des instruments indépendants. Elles doivent au contraire fonctionner de manière complémentaire au service d’une même ambition : transformer durablement le modèle de développement du Sénégal.
Cette articulation doit permettre de rapprocher performance économique, responsabilité sociale, impact territorial et développement durable.
Alioune Badara Dione a ainsi invité les participants à porter une attention particulière à la pertinence des orientations proposées, mais aussi à leur caractère opérationnel. Les stratégies devront notamment reposer sur des actions clairement définies, des responsabilités identifiées, des échéances réalistes ainsi que des mécanismes adaptés de financement et de suivi.
Le ministre a également insisté sur la nécessité d’assurer leur cohérence avec les orientations nationales de développement et de renforcer la coordination entre les différents acteurs : État, collectivités territoriales, organisations de l’ESS, secteur privé, organisations communautaires, société civile, institutions financières et partenaires techniques et financiers.
« 2026 doit constituer une année de passage à l’action »
Au-delà de leur validation, le véritable enjeu réside désormais dans l’appropriation et l’application concrète de ces stratégies. Pour Alioune Badara Dione, un document stratégique ne saurait produire de résultats s’il n’est pas compris, partagé et porté par l’ensemble des parties prenantes.
« L’année 2026 doit ainsi constituer une année de passage de la construction stratégique à l’action », a-t-il affirmé, résumant ainsi la nouvelle phase qui s’ouvre pour le secteur.
Le ministre entend faire de cette validation un acte politique majeur, et non une simple formalité administrative. Elle doit, à ses yeux, donner aux acteurs une visibilité sur la direction à suivre, permettre à l’État de mieux coordonner son action, faciliter la mobilisation des ressources et améliorer la lisibilité de l’intervention des partenaires.
L’objectif est donc de parvenir à deux stratégies « ambitieuses dans leurs objectifs, réalistes dans leurs moyens et mesurables dans leurs résultats ».
L’intelligence collective au service de la transformation
Dans son discours, le ministre a également salué la mobilisation des administrations, organisations de l’ESS, entreprises, collectivités territoriales, partenaires techniques et financiers et acteurs de la société civile ayant contribué au processus.
Il a appelé les participants à privilégier la franchise des échanges, la qualité des contributions et le sens des responsabilités. Il les a notamment exhortés à questionner les orientations qui doivent encore être précisées, à proposer les améliorations nécessaires et à rechercher les compromis susceptibles de renforcer l’efficacité des politiques publiques.
Le Cadre de concertation apparaît ainsi comme un espace destiné à faire émerger une véritable intelligence collective autour des enjeux de l’Économie sociale et solidaire et de la Responsabilité sociale des entreprises.
Au terme de cette session, l’ambition affichée par le département ministériel est claire : disposer de deux stratégies nationales finalisées, consensuelles, opérationnelles et suffisamment robustes pour accompagner durablement le développement de l’ESS et de la RSE au Sénégal.
Pour Alioune Badara Dione, le temps de la concertation doit désormais céder la place à celui de la décision, de l’action et du suivi. Une nouvelle étape qui devra permettre à l’Économie sociale et solidaire de prendre une part plus importante dans la transformation économique, sociale et territoriale du pays.





