
ÉLECTIONS TERRITORIALES : « ÇA SENT LE REPORT », SELON MOUNDIAYE CISSÉ

Invité de l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal, le directeur exécutif de l’ONG 3D, Moundiaye Cissé, s’est prononcé sur l’organisation des prochaines élections territoriales. Selon lui, la tenue du scrutin à la date du 17 janvier 2027 apparaît désormais difficilement envisageable, au regard des délais prévus par le Code électoral.
Moundiaye Cissé rappelle que le processus électoral nécessite plusieurs actes préparatoires et que certains délais sont incompressibles. Il estime notamment que le processus devait être engagé 150 jours avant le scrutin, alors que cette échéance est désormais dépassée.
Le directeur exécutif de l’ONG 3D évoque également les dispositions des articles L236 et L269 du Code électoral, relatives respectivement aux élections départementales et municipales. Selon son interprétation, ces dispositions prévoient l’organisation des élections dans les 30 jours précédant la fin des mandats des maires et des conseillers départementaux.
Sur la question d’un éventuel report, Moundiaye Cissé souligne que la loi peut permettre un décalage lorsque « les circonstances l’exigent ». Il estime toutefois que les autorités doivent expliquer clairement les raisons qui justifieraient un tel report.
L’acteur de la société civile relève par ailleurs des divergences d’interprétation concernant la durée des mandats. Certains experts considèrent que l’année du mandat prend fin en janvier 2027, tandis que d’autres estiment qu’elle couvre l’ensemble de l’année civile 2027. Moundiaye Cissé se dit favorable à cette seconde interprétation.
Il réaffirme toutefois son attachement au respect du calendrier électoral et estime que les éventuelles décisions de report doivent être accompagnées d’explications précises. Il cite à ce propos plusieurs précédents de reports d’élections locales ou nationales, qui avaient, selon lui, été justifiés publiquement par les autorités de l’époque.
Pour garantir à l’avenir le respect des échéances électorales, Moundiaye Cissé propose enfin d’inscrire des « clauses d’éternité » dans le dispositif juridique, à l’image de certaines dispositions encadrant le mandat présidentiel.





