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GESTION DES INONDATIONS : CHEIKH TIDIANE DIÈYE DRESSE UN BILAN À MI-PARCOURS JUGÉ SATISFAISANT

a-la-une
18 sept. 2026
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À l’heure du bilan à mi-parcours de l’hivernage, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, se veut rassurant sur la gestion des inondations. Réuni ce vendredi 18 septembre 2026 dans le cadre du Comité national de gestion des inondations (CNGI), le gouvernement a fait état d’avancées significatives grâce aux mesures d’anticipation, tout en reconnaissant la persistance de défis majeurs, notamment liés à la vétusté et au sous-dimensionnement des réseaux d’assainissement.

Le bilan à mi-parcours de la gestion des inondations se veut encourageant, même si les autorités se gardent de considérer la saison des pluies comme définitivement maîtrisée. C’est le constat dressé par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, à l’issue de la réunion du Comité national de gestion des inondations (CNGI), tenue ce 18 septembre 2026.

La rencontre a enregistré la participation, en visioconférence, des gouverneurs des régions particulièrement exposées aux effets des fortes précipitations, notamment ceux de Diourbel, Kaolack, Saint-Louis, Thiès et Dakar.

Pour le ministre, l’anticipation et la mise en œuvre des mesures prioritaires ont permis d’obtenir des avancées significatives sur le terrain.

« Nous avons obtenu des acquis sur le front de la gestion des inondations », a déclaré Dr Cheikh Tidiane Dièye, soulignant notamment la situation enregistrée à Dakar après les fortes pluies du mardi 15 septembre. Des accumulations d’eau avaient été constatées dans plusieurs secteurs de la capitale, mais celles-ci ont, selon lui, été résorbées quelques heures plus tard.

La même dynamique aurait été observée dans plusieurs régions du pays. « C’est vrai qu’il reste encore du travail à faire. Mais nous avons des acquis grâce à l’anticipation de la mise en œuvre des mesures prioritaires », a-t-il ajouté.

Des équipes mobilisées pendant les épisodes pluvieux

Sur le terrain, les services du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations (DPGI) ainsi que l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) ont été mobilisés pendant les épisodes pluvieux.

Leur mission consiste notamment à assurer la surveillance des points critiques, à intervenir sur les ouvrages d’assainissement et à procéder à l’extraction des déchets obstruant les grilles avaloirs. Une présence opérationnelle destinée à limiter les conséquences des fortes pluies et à accélérer l’évacuation des eaux.

L’épisode pluvieux du mardi 15 septembre constitue, à cet égard, un exemple cité par le ministre. Selon lui, d’importantes précipitations sont tombées aux alentours de 10 heures, provoquant un engorgement temporaire du réseau. Quelques heures plus tard, vers 14 heures, les eaux avaient toutefois été évacuées dans plusieurs zones concernées.

Cette situation met néanmoins en évidence les limites structurelles du système d’assainissement de la capitale.

Un réseau vieillissant face à des pluies de plus en plus intenses

Au-delà des interventions d’urgence, les discussions du CNGI ont fait ressortir la question cruciale de la vétusté du réseau d’assainissement, confronté à une croissance démographique importante et à des épisodes pluvieux parfois particulièrement intenses.

« Nous avions un réseau construit vers les années 60. Nous n’avions pas autant de monde qu’aujourd’hui à Dakar. Le réseau est sous-dimensionné », a expliqué Dr Cheikh Tidiane Dièye.

Le ministre a ainsi fait état d’une réflexion engagée par les autorités sur le renouvellement et la modernisation du réseau. Un chantier de grande ampleur, dont le coût se chiffre, selon lui, à plusieurs milliards de francs CFA.

Cette nécessité de modernisation apparaît d’autant plus urgente que le changement climatique s’accompagne d’événements météorologiques extrêmes, susceptibles de concentrer d’importants volumes d’eau sur de courtes périodes. « Nous avions une pluie intense en un laps de temps, cela a entraîné un engorgement du réseau », a expliqué le ministre.

À ces contraintes naturelles et structurelles s’ajoutent des comportements qui aggravent les difficultés d’évacuation. Le ministre a notamment déploré le rejet de déchets dans les canalisations ainsi que l’ouverture des regards, qui favorise l’introduction de sable et accélère l’ensablement des réseaux.

Des résultats encourageants par rapport à 2025

Malgré ces difficultés, le gouvernement revendique une amélioration de la situation sur plusieurs sites traditionnellement exposés aux inondations.

« L’évaluation faite montre que l’année dernière, là où il y avait des inondations, ces sites n’ont pas été touchés en 2026 », a indiqué Dr Cheikh Tidiane Dièye.

Pour les autorités, cette évolution constitue un indicateur des effets des actions préventives engagées avant et pendant l’hivernage. Le dispositif demeure toutefois actif, la saison des pluies n’étant pas encore arrivée à son terme.

Les inondations, un enjeu à l’approche des Jeux olympiques de Dakar

La gestion des inondations s’inscrit également dans une perspective plus large : celle de la préparation du Sénégal à l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar.

Les différents services impliqués dans la prévention et la gestion des inondations ont ainsi commencé à mettre en œuvre un plan d’action destiné à sécuriser les sites retenus pour accueillir les compétitions.

Le dispositif mobilise notamment le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, l’ONAS, la DPGI, mais également plusieurs structures et services publics, dont l’Agence des travaux et de gestion des routes (AGEROUTE), l’Agence de développement municipal (ADM) et la SONAGED.

« Le Sénégal accueille les Jeux olympiques. J’avais tenu une réunion avec le comité olympique, il y a quelques semaines. Nous avons élaboré un plan d’actions », a rappelé le ministre.

Les différents acteurs ont procédé à l’identification des sites dakarois devant accueillir les compétitions et à la définition des interventions nécessaires. Chaque structure doit ainsi mettre en œuvre les actions relevant de son domaine de compétence, notamment en matière d’assainissement, de prévention des inondations, de gestion des déchets et d’infrastructures routières.

Dans cette perspective, le ministère entend poursuivre les travaux consacrés à la prévention des risques sur les différents sites concernés. Une nouvelle étape est annoncée avec une opération d’évaluation et de suivi des sites prévue ce samedi.

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