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JOJ DAKAR 2026 : À ATHÈNES, MAMADOU DIAGNA NDIAYE AFFICHE LA CONFIANCE D’UN SÉNÉGAL PRÊT À ACCUEILLIR LE MONDE

a-la-une
10 sept. 2026
a-la-une

Le Sénégal a franchi une nouvelle étape symbolique dans sa préparation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026. À Athènes, à l’occasion de la cérémonie d’allumage de la flamme olympique, le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), Mamadou Diagna Ndiaye, a salué la portée historique de cet événement et réaffirmé la détermination du Sénégal à faire de ces Jeux un rendez-vous sportif et humain à la hauteur de la confiance accordée par le mouvement olympique.

Dans son intervention, le dirigeant sportif a d’abord exprimé la gratitude du Sénégal à l’endroit de la présidente du Comité international olympique (CIO), Kirsty Coventry, ainsi qu’à l’ensemble du mouvement olympique. Il a notamment insisté sur la confiance accordée au Sénégal et, plus largement, à l’Afrique, pour l’organisation de cette édition des Jeux Olympiques de la Jeunesse.

« Merci à toi et à tout le mouvement olympique pour la confiance en l’Afrique, pour la confiance au Sénégal », a déclaré Mamadou Diagna Ndiaye, en rappelant également le rôle joué par Kirsty Coventry dans le suivi du projet Dakar 2026 lorsqu’elle dirigeait la commission de coordination des Jeux.

La flamme, symbole d’une transmission entre continents

Au-delà du caractère protocolaire de la cérémonie, le président du CNOSS a accordé une place centrale à la symbolique de la flamme olympique. « Il y a un instant, une flamme est née du soleil », a-t-il déclaré, avant de rendre hommage à la Grèce, considérée comme le berceau historique de l’olympisme.

« Merci à la Grèce, berceau de l’olympisme. L’amour du sport ne se susurre pas, il se hurle. Merci de nous confier cette flamme, nous en prendrons grand soin », a-t-il poursuivi.

Cette transmission revêt une dimension particulière pour le Sénégal. La flamme doit désormais quitter la Grèce pour rejoindre le territoire sénégalais, où elle sera au cœur d’un vaste programme de mobilisation populaire précédant l’ouverture des Jeux.

Pour Mamadou Diagna Ndiaye, ce déplacement de la flamme constitue une évolution significative de son parcours sur le continent africain. Si elle a déjà effectué des passages ponctuels en Afrique, elle y restera cette fois plusieurs jours afin de porter l’esprit et les valeurs de l’olympisme au plus près des populations.

Un parcours national de 3 600 kilomètres

À son arrivée au Sénégal, la flamme sera accueillie par le chef de l’État avant d’entamer un parcours à travers le pays. Le président du CNOSS a annoncé un dispositif de 500 porteurs, 3 600 kilomètres, 14 régions et 30 étapes, avec notamment des passages à Dakar, Saint-Louis, Ziguinchor et Kédougou.

Cette itinérance doit permettre d’associer l’ensemble du territoire national à l’événement, au-delà des seuls sites qui accueilleront les compétitions. Le relais de la flamme se veut ainsi un instrument de sensibilisation et de mobilisation autour des JOJ.

Mamadou Diagna Ndiaye a résumé cette ambition par une formule : « À chaque étape, elle prendra quelque chose, à chaque étape elle laissera quelque chose. C’est cela le Pass the Energy Tour, moins une tournée qu’une transmission. »

L’enjeu est donc de faire de la flamme un vecteur de partage et de participation, en permettant aux différentes communautés rencontrées au cours du parcours de s’approprier symboliquement les Jeux.

Les « linguères » au cœur de l’accueil de la flamme

La dimension culturelle occupera également une place importante dans le dispositif. Cent femmes accompagneront la flamme vers la Place du Souvenir africain. Elles seront désignées sous le terme de « linguères », en référence à une figure historique féminine associée à l’exercice de l’autorité et à la préservation des terres, des lignages et de la parole donnée.

À travers ce choix, les organisateurs entendent donner au cérémonial une dimension proprement sénégalaise. Le passage de la flamme devient ainsi un moment de rencontre entre la tradition olympique et des références issues de l’histoire et du patrimoine culturel national.

Cette articulation entre valeurs universelles et identité locale constitue l’un des axes du discours de Mamadou Diagna Ndiaye, qui entend faire de Dakar 2026 une manifestation internationale tout en affirmant sa singularité sénégalaise et africaine.

« Le Sénégal est prêt, l’Afrique est prête »

À quelques semaines de l’ouverture des Jeux, le président du CNOSS a également voulu répondre aux interrogations qui peuvent entourer la capacité du continent africain à organiser un événement olympique de cette envergure.

« Le monde pourrait se demander si l’Afrique peut, nous répondons : l’Afrique ne se demande pas si elle peut. Le Sénégal est prêt, l’Afrique est prête », a-t-il affirmé.

Cette déclaration traduit la volonté des responsables sénégalais de faire de Dakar 2026 une démonstration de la capacité du continent à accueillir un événement sportif international majeur.

Mamadou Diagna Ndiaye a toutefois écarté toute promesse de perfection absolue. « Nous ne promettons pas des Jeux parfaits, nous promettons des Jeux vrais, des Jeux chaleureux », a-t-il déclaré, mettant l’accent sur l’expérience humaine que le Sénégal souhaite offrir aux participants.

La Teranga comme marqueur de Dakar 2026

Cette expérience reposera notamment sur la notion de « Teranga », présentée comme l’une des principales expressions de l’identité sénégalaise.

Le 31 octobre 2026, 2 700 jeunes athlètes représentant 206 pays sont attendus au Sénégal. Ils y retrouveront les valeurs fondamentales de l’olympisme — l’excellence, l’amitié et le respect — mais également une conception particulière de l’hospitalité.

« Chez nous, celui qui arrive cesse d’être un étranger, il devient un hôte puis un ami », a expliqué le président du CNOSS.

Cette vision de l’accueil doit constituer l’une des signatures de Dakar 2026. Le Sénégal souhaite que les jeunes athlètes et les délégations étrangères ne soient pas considérés comme de simples visiteurs, mais comme des membres à part entière de la communauté appelée à se former autour des Jeux.

« Vous ne serez pas nos invités, vous serez chez vous », a insisté Mamadou Diagna Ndiaye.

Une ambition qui dépasse le cadre sportif

À travers son discours, le président du CNOSS a ainsi présenté Dakar 2026 comme un projet dépassant la seule organisation de compétitions sportives. Les Jeux doivent, selon lui, contribuer à rapprocher les jeunesses sénégalaise, africaine et mondiale autour de valeurs communes.

« Ce que Dakar s’élève, c’est une jeunesse », a-t-il affirmé, dans une formule qui résume l’ambition portée par le projet.

L’arrivée de la flamme au Sénégal constituera, à cet égard, un moment majeur du compte à rebours vers l’ouverture des Jeux. Après Athènes, elle traversera plusieurs régions du pays et donnera aux populations l’occasion de participer directement à cette séquence olympique.

La prochaine échéance est désormais connue : le 31 octobre 2026, à Dakar, lorsque 2 700 jeunes athlètes venus du monde entier se retrouveront au Sénégal pour écrire une nouvelle page de l’histoire des Jeux Olympiques de la Jeunesse.

La flamme, elle, aura déjà accompli son premier voyage : celui de la Grèce vers l’Afrique. Un passage de témoin que le Sénégal entend transformer en un message de confiance, d’ouverture et de fraternité.

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