
JOJ DAKAR 2026 : LES MÉCANISMES DE COORDINATION SÉCURITAIRE MIS À L’ÉPREUVE

La flamme olympique est désormais sur le sol sénégalais. Arrivée à Dakar ce samedi 12 septembre en provenance d’Athènes, elle a été officiellement présentée au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, devant les grilles du Palais de la République. Un moment hautement symbolique qui marque une nouvelle étape dans le compte à rebours vers les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.
Cette séquence intervient alors que, sur le plan sécuritaire, le dispositif national entre lui aussi dans une phase opérationnelle plus avancée. Le Comité National de Sécurité des Jeux Olympiques de la Jeunesse (CNS-JOJ), qui regroupe les différentes forces et structures appelées à contribuer à la sécurisation des Jeux, a organisé un premier exercice d’état-major, connu sous le nom de « Table Top Exercise » (TT.EX).
L’objectif : tester, avant les Jeux, la solidité de la chaîne de commandement et la capacité des différents acteurs à coordonner leurs décisions face à des situations susceptibles de survenir pendant l’événement.
Tester la chaîne de commandement
Sans déploiement réel de moyens sur le terrain, l’exercice a réuni les principaux responsables de la sécurité autour de scénarios destinés à éprouver les mécanismes de décision et de coordination.
Le Centre de Coordination des Opérations (CCO), les Postes de Commandement Opérationnels (PCO), les Postes de Commandement Tactiques (PCT), mais également les Venue Security Managers (VSM) du COJOJ et les Venue Security Commanders (VSC) des forces de sécurité ont ainsi été placés au cœur du dispositif.
Plusieurs paramètres ont été passés en revue : transmission et exécution des ordres de déploiement, traitement des incidents en temps réel, coordination des actions interforces, remontée de l’information et reporting. L’objectif est notamment de s’assurer qu’en cas d’incident, chaque niveau de responsabilité puisse disposer rapidement de l’information nécessaire et agir dans le cadre d’une chaîne de commandement clairement établie.
Une préparation interforces
Le TT.EX a également permis aux différentes composantes engagées dans la sécurité des Jeux de confronter leurs dispositifs. Police, Gendarmerie, Armées, Brigade nationale des sapeurs-pompiers, services de santé et structures de cyberdéfense ont participé aux travaux.
La première phase a porté sur la présentation et l’examen des ordres de déploiement. Les participants ont procédé aux arbitrages nécessaires, vérifié la cohérence des dispositifs et testé les liaisons entre les différents postes de commandement.
La seconde phase a été consacrée à l’exercice proprement dit, avec la simulation de situations nécessitant une réponse coordonnée des différentes composantes.
De la flamme aux 14 régions
La réception de la flamme olympique donne désormais une dimension nationale à cette montée en puissance. Après son passage à Dakar, elle doit entamer, à partir du 14 septembre, un parcours à travers les 14 régions du Sénégal, avant de revenir dans la capitale à la veille de l’ouverture des Jeux. Environ 450 porteurs sont annoncés pour ce relais national.
À mesure que la flamme parcourt le pays et que l’événement se rapproche, la préparation change donc progressivement d’échelle. Mobilisation populaire, organisation logistique et sécurisation des sites avancent désormais de manière concomitante.
Pour les autorités sécuritaires, le défi est de transformer cette préparation en une capacité opérationnelle pleinement coordonnée. Le TT.EX constitue une première mise à l’épreuve de cette architecture. D’autres étapes devront permettre de consolider la réactivité, l’interopérabilité et la fluidité de la chaîne de commandement avant le rendez-vous olympique.





