
JUSTICE : TOSTAN RÉAFFIRME SON ENGAGEMENT POUR LA RÉINSERTION DES DÉTENUS ET L’ÉTAT CIVIL

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a reçu vendredi, une délégation de l’organisation non gouvernementale Tostan, conduite par son directeur exécutif, Sobel Ngom. Les échanges ont porté principalement sur la réinsertion des détenus, l’amélioration des conditions de détention et l’accès à l’état civil.
Au cours de cette rencontre, la délégation de Tostan a présenté les actions menées dans le milieu pénitentiaire à travers son « Projet Prison », lancé en 2003 à Thiès avant d’être étendu à Dakar, notamment à Rufisque, à la Prison pour enfants et à la Maison d’arrêt pour femmes. Le programme vise notamment à renforcer les capacités des détenus, préserver les liens familiaux et mieux préparer leur réinsertion.
Tostan s’est également dit disposé à accompagner l’administration pénitentiaire dans le renforcement de ses capacités, en s’appuyant notamment sur les expériences d’anciens détenus ayant réussi leur réinsertion. L’organisation a par ailleurs relevé certaines difficultés liées à la mise en œuvre des modes alternatifs de règlement des litiges et des services probatoires.
La question de l’état civil a également occupé une place importante dans les discussions. Tostan a exprimé sa disponibilité à accompagner les pouvoirs publics dans la régularisation de dossiers, notamment à travers le financement d’audiences foraines.
L’organisation souhaite travailler avec les collectivités territoriales afin de faciliter l’accès aux documents d’état civil pour les populations concernées. Cette initiative devrait être approfondie avec la Direction des Affaires civiles et du Sceau ainsi qu’avec le ministère chargé des Collectivités territoriales.
De son côté, Me Moussa Sarr a salué l’engagement de Tostan et réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner les initiatives en faveur de la réinsertion et de l’amélioration des conditions de détention.
Le Garde des Sceaux a notamment rappelé un principe fondamental de la politique pénitentiaire : la détention ne prive pas une personne de sa dignité humaine. Une approche qui place l’humanisation des conditions de détention et la préparation à la réinsertion au cœur des priorités de l’action pénale.





