
LFR 2026 : LE GOUVERNEMENT DÉTAILLE LES CONTRAINTES LIÉES AU PRES ET AUX FINANCEMENTS EXTÉRIEURS

Le gouvernement justifie le report de plusieurs investissements publics par les difficultés de mobilisation des ressources attendues du Plan de redressement économique et social (PRES) et des financements extérieurs. Selon le Premier ministre, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, ces contraintes ont conduit à différer 295 milliards de francs CFA de dépenses liées au PRES. La loi de finances rectificative (LFR) prévoit également 300 milliards de francs CFA pour régler une partie des arriérés de paiement de l’État.
À la fin du mois de septembre, les ressources encaissées au titre du PRES s’élevaient à 173 milliards de francs CFA, a indiqué le chef du gouvernement. Un niveau inférieur aux prévisions, qui a contraint l’exécutif à revoir certains engagements budgétaires. Plusieurs investissements avaient en effet été programmés sur la base de recettes attendues dans le cadre de ce plan.
Les difficultés concernent également les financements extérieurs. Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a fait état de 239 milliards de francs CFA de financements attendus mais non mobilisés. Face à cette situation, le gouvernement a dû établir des priorités entre les projets pouvant être exécutés en 2026 et ceux dont la réalisation est reportée à 2027.
Le Premier ministre assure toutefois que les engagements bénéficiant de financements sécurisés ont été préservés. Plus de 110 milliards de francs CFA auraient ainsi été mobilisés à partir du PRES pour financer notamment des projets universitaires, des infrastructures sanitaires et l’aéroport de Ziguinchor.
Parmi les projets dont la poursuite est prévue en 2027 figurent plusieurs infrastructures hospitalières à Mbour, Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis et Matam. Les travaux d’assainissement de Touba, la construction de centres de santé, les agropoles ainsi que certaines infrastructures scolaires et sanitaires sont également concernés par les arbitrages annoncés.
Au-delà du réajustement des investissements, le gouvernement entend consacrer 300 milliards de francs CFA au règlement d’une partie des arriérés de paiement de l’État. Leur montant global est estimé à 1 956 milliards de francs CFA par le Premier ministre.
Ces retards de paiement pèsent notamment sur les entreprises du bâtiment et des travaux publics, leurs fournisseurs et les travailleurs intervenant sur les chantiers. Pour l’exécutif, l’objectif est de dégager des marges de manœuvre afin d’honorer une partie des engagements de l’État, tout en maintenant les dépenses prioritaires et en poursuivant les investissements jugés essentiels, dans un contexte de ressources limitées.





