
LOGEMENT : LE FONSIS LANCE « KAJOM CAPITAL » POUR FINANCER 20 000 LOGEMENTS EN DIX ANS

Le FONSIS a officiellement présenté, mercredi, son nouveau mécanisme financier baptisé « Kajom Capital », une initiative destinée à contribuer à la résorption durable du déficit de logements au Sénégal.
Le projet a été exposé devant le Collectif des journalistes économiques du Sénégal dans un contexte marqué par une crise structurelle du logement. Selon les estimations, le déficit est évalué à près de 500 000 unités en 2025, sous l’effet combiné de la forte croissance démographique et de l’urbanisation accélérée, notamment dans la région de Dakar.
Face à cette situation, le FONSIS ambitionne, à travers Kajom Capital, de financer 20 000 logements sur une période de dix ans. Le programme prévoit une offre diversifiée comprenant des logements sociaux, économiques et de moyen standing.
Pour la première phase prévue en 2026, 200 logements devraient être mis à disposition des Sénégalais grâce à un financement initial estimé à cinq milliards de francs CFA.
Le directeur général du FONSIS, Babacar Gning, a souligné que l’accès à la propriété constitue un levier essentiel de transformation économique et sociale.
« Kajom Capital n’est pas un promoteur immobilier. C’est un instrument financier qui achète des logements en grande quantité avant de les proposer en location-vente aux bénéficiaires éligibles », a-t-il expliqué.
Le dispositif se veut innovant en offrant une alternative aux mécanismes classiques de financement immobilier. Il permet à des ménages souvent exclus du système bancaire traditionnel d’accéder progressivement à la propriété sans contracter immédiatement un prêt hypothécaire.
Présenté comme une « troisième voie » entre l’auto-construction et le crédit immobilier classique, Kajom Capital cible aussi bien les salariés du Sénégal et de la diaspora que les travailleurs indépendants des secteurs formel et informel, à condition de justifier de revenus réguliers et de répondre aux critères de solvabilité.
Le programme couvrira l’ensemble du territoire national, avec une attention particulière portée aux zones de Dakar, Thiès et Mbour, considérées comme les régions où les besoins en logements sont les plus importants.





