NIUMI BADIYA, DIX ANS D’UN FESTIVAL QUI RAPPROCHE LE SÉNÉGAL ET LA GAMBIE

Toubacouta a vibré, le temps d’un week-end, au rythme de la 10ᵉ édition du Festival transfrontalier Niumi Badiya. Organisée dans les îles du Saloum, cette rencontre culturelle a une nouvelle fois réuni des artistes, artisans et acteurs culturels venus du Sénégal et de la Gambie autour d’un patrimoine commun, avec l’ambition de renforcer les liens entre les deux pays tout en faisant rayonner le potentiel touristique de la région.
Présidant la cérémonie officielle au nom du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, la ministre déléguée chargée de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique, Mame Coumba Diop, a salué un événement devenu une référence dans la sous-région.
« Le Festival Niumi Badiya est la preuve qu’un événement culturel peut être à la fois un espace de dialogue, un marché des arts et une vitrine touristique », a déclaré la ministre, soulignant la portée culturelle, économique et environnementale de cette manifestation portée conjointement par des acteurs sénégalais et gambiens.
Au-delà des spectacles, le festival se veut un véritable instrument de rapprochement entre les deux peuples. Pour Mame Coumba Diop, la Gambie et le Sénégal partagent bien plus qu’une frontière. « Nous partageons une histoire, des familles, des traditions et une même volonté de promouvoir la paix et l’intégration africaine par la culture », a-t-elle insisté.
Cette édition anniversaire était placée sous le thème « Le développement durable du Delta du Saloum », mettant en lumière les richesses naturelles et culturelles de cette région classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le programme a mêlé expositions artisanales, concerts, danses traditionnelles, masques, démonstrations de savoir-faire et performances artistiques, offrant aux visiteurs une immersion dans la diversité des expressions culturelles sénégambiennes.
Des délégations artistiques venues notamment de Sédhiou et de plusieurs localités gambiennes ont participé aux festivités, illustrant la vocation transfrontalière de ce rendez-vous qui contribue à la transmission des traditions, à la sauvegarde du patrimoine immatériel et au développement des industries créatives.
La ministre a également salué le plan stratégique élaboré par la commune de Toubacouta pour les cinq prochaines éditions du festival, ainsi que l’engagement du maire, du conseil municipal, des partenaires, des bénévoles et des populations locales.
Réaffirmant le soutien de l’État à cette dynamique, Mame Coumba Diop a affiché une ambition claire : faire de Toubacouta « une destination culturelle, touristique, artisanale et écotouristique de référence en Afrique de l’Ouest ».
Dix ans après sa création, le Festival Niumi Badiya s’impose ainsi comme un rendez-vous incontournable du calendrier culturel sénégalais. En associant promotion du patrimoine, développement local, écotourisme et coopération transfrontalière, il confirme que la culture demeure un puissant levier d’intégration, de cohésion sociale et de développement durable dans l’espace sénégambien.





