
ORIENTATION DES BACHELIERS : CAMPUSEN FERME LE 13 SEPTEMBRE, LE PLACEMENT PRÉVU LE 28

Le compte à rebours est lancé pour l’orientation des nouveaux bacheliers dans les établissements publics d’enseignement supérieur. Le processus de placement débutera le 28 septembre, à l’issue de la clôture des inscriptions sur la plateforme CAMPUSEN et des différentes étapes de vérification et de traitement des dossiers.
L’annonce a été faite jeudi par le professeur Ousmane Thiaré, directeur général de la Cyber-infrastructure nationale pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation (CINERI), lors d’une conférence de presse consacrée à la poursuite de la campagne de sensibilisation sur l’orientation des nouveaux bacheliers.
« À partir du 28 septembre, on commencera à placer les bacheliers selon les choix qu’ils ont effectués au niveau des universités et des instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) », a-t-il précisé.
CAMPUSEN ferme le 13 septembre
La première échéance demeure celle du 13 septembre à 23h59. À cette date, la plateforme CAMPUSEN sera définitivement fermée pour les demandes d’orientation des bacheliers concernés par le processus courant.
Cette clôture sera suivie d’une phase de vérification des listes. Les demandes enregistrées seront compilées puis transmises aux universités et aux ISEP concernés. Ces établissements procéderont à leur tour à la vérification des listes, afin de s’assurer de la concordance entre les données transmises et leurs propres informations.
Cette étape, selon le directeur général de la CINERI, constitue une garantie supplémentaire de transparence et de fiabilité dans le traitement des dossiers.
Une fois ces vérifications achevées, les données feront l’objet d’un traitement interne au niveau de CAMPUSEN, avant l’ouverture effective de la phase de placement, prévue à partir du 28 septembre.
Plus de 7 500 bacheliers encore en attente d’inscription
À quelques jours de la fermeture de la plateforme, la situation demeure toutefois préoccupante. Sur les 96 653 nouveaux bacheliers concernés par la procédure d’orientation dans les établissements publics d’enseignement supérieur, 80 635 avaient effectué leur demande sur CAMPUSEN à la date du 3 septembre, soit un taux d’inscription de 83,43 %.
Il reste ainsi 7 501 bacheliers à inscrire sur la plateforme. Un nombre qui, aux yeux du professeur Ousmane Thiaré, justifie pleinement la poursuite de la campagne de sensibilisation.
« Nous avons encore dix jours pour nous rattraper », a-t-il lancé, exhortant les candidats concernés à accomplir les formalités dans les délais impartis.
Le taux enregistré cette année reste en outre sensiblement inférieur à celui de l’année précédente, qui s’était établi à 97,76 %. « Là, on est un peu loin de 97,76 % comme l’année dernière », a constaté le directeur général de la CINERI, tout en estimant que les jours restant avant la clôture devraient permettre de réduire considérablement cet écart.
Dakar affiche un taux d’inscription inférieur aux autres régions
Les données communiquées par la CINERI font également apparaître une disparité territoriale. Le taux d’inscription s’élève à 78,2 % à Dakar, contre 85,7 % dans les autres régions du pays.
Une situation qui relativise, selon le professeur Thiaré, l’idée selon laquelle l’usage des plateformes numériques serait nécessairement plus important dans la capitale en raison de son caractère fortement urbanisé.
Il cite notamment le cas de la région de Diourbel, où les taux d’inscription peuvent dépasser ceux enregistrés à Dakar. Ces écarts témoignent, selon lui, de la nécessité de renforcer l’information et l’accompagnement des candidats, indépendamment de leur lieu de résidence.
Un calendrier « incompressible »
Pour les responsables du processus d’orientation, le respect des échéances constitue un impératif. Le calendrier arrêté ne saurait être prolongé sans conséquences sur la rentrée universitaire et le démarrage des enseignements.
« Nous avons besoin d’orienter les bacheliers très tôt », a expliqué Ousmane Thiaré, évoquant notamment les écoles d’ingénieurs et les facultés de médecine, dont les enseignements débutent généralement plus tôt que dans d’autres filières.
Le directeur général de la CINERI a ainsi insisté sur le caractère « incompressible » du calendrier. « À partir du 13 septembre à 23h59, on va fermer la plateforme. Il n’y a plus de possibilité de la rouvrir », a-t-il averti.
L’enjeu est donc de taille : permettre aux établissements de disposer suffisamment tôt de leurs nouveaux étudiants afin de préparer, dans les meilleures conditions, le démarrage de l’année académique.
Une procédure distincte pour les bacheliers étrangers
Le processus concerne uniquement, dans sa configuration actuelle, les titulaires du baccalauréat sénégalais. Les détenteurs d’un baccalauréat étranger sont soumis à une procédure distincte.
Selon Ousmane Thiaré, une plateforme spécifique destinée à ces candidats devrait être ouverte au cours du mois d’octobre. Ils disposeront alors d’une période d’environ quatre semaines pour s’inscrire et formuler leurs vœux en fonction des établissements et des formations qu’ils souhaitent intégrer.
La procédure de sélection diffère cependant de celle appliquée aux bacheliers sénégalais. « Pour les bacheliers étrangers, ce n’est pas nous qui faisons la sélection », a précisé le responsable de la CINERI.
Les dossiers déposés sur la plateforme seront directement transmis aux universités auxquelles les candidats auront adressé leurs demandes. La sélection relèvera ensuite des commissions compétentes au sein des facultés, départements ou sections concernés.
À l’approche du 13 septembre, les autorités appellent donc les nouveaux bacheliers concernés à ne pas attendre les derniers jours pour accomplir leurs démarches. Pour la CINERI, la réussite du processus dépend désormais largement de la mobilisation des candidats et du strict respect des différentes étapes du calendrier.





