
PRÉSENCE D’AFLATOXINE : L’ITA PRÉCISE QUE LES ECHANTILLONS CONTAMINÉS CONCERNENT DU RIZ IMPORTÉ ET NON DU RIZ LOCAL

Le chef du Laboratoire des mycotoxines de l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA), Babacar Beye, a apporté des précisions sur les informations relatives à la présence d’aflatoxine dans le riz commercialisé au Sénégal. Joint par Radio Sénégal, il a démenti les informations faisant état d’une contamination du riz local, affirmant que les analyses concernent exclusivement du riz importé, notamment en provenance de Thaïlande.
Selon lui, les 133 échantillons prélevés à Dakar proviennent de trois marchés : Petersen, le Port (Môle 10) et Kermel. « C’est du riz importé thaïlandais, ce n’est pas du riz local », a-t-il insisté.
Babacar Beye rappelle que les aflatoxines sont des contaminants naturels susceptibles de se développer dans certains aliments et dont les teneurs doivent être réglementées afin de prévenir les risques pour la santé publique. Il souligne que l’Union européenne fixe une limite de 2 microgrammes par kilogramme pour certaines aflatoxines et 4 microgrammes par kilogramme pour la teneur totale.
Il précise toutefois que le Sénégal ne dispose pas encore de normes nationales spécifiques dans ce domaine et s’appuie, selon les cas, sur les normes internationales du Codex Alimentarius ou d’autres référentiels.
Le responsable du laboratoire explique également que, contrairement à l’arachide où un tri permet de réduire la contamination, l’aflatoxine présente dans le riz ne peut pas être éliminée, y compris par la cuisson. « Ce sont des molécules thermorésistantes qui supportent la chaleur », a-t-il indiqué.
Ces analyses s’inscrivent dans le cadre d’un plan national de surveillance de la contamination des céréales, défini par le Comité national du Codex Alimentarius avec l’appui technique de la FAO. L’ITA intervient comme prestataire chargé des analyses.
Babacar Beye précise enfin que cette campagne de surveillance cible, dans un premier temps, les régions de Dakar, Thiès et Kaolack, ajoutant qu’il s’agit de la première fois que l’ITA participe à ce dispositif national de suivi de la contamination des céréales.





