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RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 : LE GOUVERNEMENT FIXE 27 PRIORITÉS

a-la-une
25 sept. 2026
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La prochaine rentrée scolaire se prépare sur plusieurs fronts. Ce Vendredi 25 septembre, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a réuni les différents ministères concernés pour faire le point sur les conditions de la rentrée 2026-2027 et surtout anticiper les difficultés.

Premier dossier sur la table : les écoles. Avec les conséquences de l’hivernage, certaines structures doivent encore être libérées, nettoyées ou remises en état. Le gouvernement demande donc une opération coordonnée impliquant notamment les ministères de l’Éducation, des Collectivités territoriales, des Infrastructures, de l’Hydraulique, de l’Environnement, de la Santé et de l’Énergie.

Il est question de pompage, de remblai, de réhabilitation, mais aussi de remise en état des installations sanitaires, hydrauliques et électriques. L’objectif affiché est simple : que les établissements soient « fonctionnels, propres et sûrs » au moment de la rentrée.

Les indemnités d’examens à régler

Le paiement des indemnités dues aux enseignants occupe également une place importante dans les directives. Le Premier ministre demande au ministère de l’Économie, en lien avec les départements concernés, de prendre les dispositions nécessaires pour régler sans délai les indemnités liées au CFEE, au BFEM, au baccalauréat ainsi qu’aux examens de la formation professionnelle et technique.

Cette question s’inscrit dans un contexte plus large de recherche d’apaisement avec les organisations syndicales. Le gouvernement entend maintenir le dialogue et respecter les accords conclus avec les syndicats d’enseignants. Le comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale doit d’ailleurs se réunir le 15 octobre 2026.

Les JOJ, un défi supplémentaire

La rentrée 2026-2027 aura une particularité : elle se déroulera dans le sillage des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre. Le gouvernement veut éviter que l’événement sportif ne perturbe durablement les cours. Les établissements et les universités devront donc continuer à assurer les enseignements pendant les Jeux.

Une attention particulière sera accordée aux 151 élèves-athlètes concernés ainsi qu’aux élèves des académies directement impactées par les compétitions. Des équipements informatiques, une connexion suffisante et des ressources pédagogiques numériques devront également être disponibles. À l’Université Amadou Makhtar Mbow, les cours en ligne sont annoncés à partir du 17 novembre 2026.

Les écoles seront par ailleurs concernées par un « bimestre de propreté », avant et après les JOJ. L’idée est de profiter de cette période pour remettre à niveau les établissements, améliorer leur environnement et réaliser, entre autres, des fresques, des jardins et des espaces verts.

2 500 salles de classe et plusieurs nouveaux établissements

Sur le front des infrastructures, le gouvernement veut accélérer. Le programme de construction de 2 500 salles de classe et ouvrages annexes doit être exécuté dans les meilleurs délais, avec une attention portée au respect des calendriers de livraison.

D’ici au 31 décembre 2026, les Gouverneurs devront également identifier les sites nécessaires à plusieurs programmes prioritaires. Parmi eux figurent 12 LYNAQE, 46 écoles élémentaires, 46 CEM et 46 lycées.

Les anciens lycées emblématiques font eux aussi partie de la feuille de route. Des diagnostics et études architecturales et techniques devront permettre de préparer, à partir de 2027, un programme pluriannuel de réhabilitation et de modernisation.

Réformer les contenus et renforcer les STEM

Au-delà des bâtiments, c’est aussi le contenu des enseignements que le gouvernement veut revoir. La refondation curriculaire devra être accélérée au cours de l’année scolaire 2026-2027, avec une place renforcée pour les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques (STEM).

Le gouvernement veut également poursuivre le déploiement du Modèle harmonisé d’enseignement bilingue au Sénégal (MOHEBS) et finaliser le Document de politique linguistique nationale.

Autre chantier : le baccalauréat. Sa réforme devra être finalisée au plus tard le 30 janvier 2027, en cohérence avec la refondation du système éducatif et les orientations de l’Agenda national de transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Daaras, inclusion et état civil

Les directives s’étendent également aux Daaras, à l’enseignement privé et à l’éducation inclusive. Le gouvernement demande la mise en œuvre des conclusions des Assises nationales des Daaras et du symposium national sur l’enseignement privé. Un forum national sur l’inclusion devra aussi se tenir au cours du premier semestre de l’année scolaire 2026-2027.

Dans le même registre, le gouvernement veut systématiser la vérification et la régularisation de l’état civil des élèves. Le dispositif devra être déployé sur l’ensemble du territoire au plus tard à la fin du mois de janvier 2027.

Formation professionnelle : rapprocher l’école du marché du travail

La formation professionnelle fait également partie des priorités. Le gouvernement veut notamment renforcer les moyens consacrés à la matière d’œuvre dans les centres, développer l’usage du numérique et mieux adapter les curricula aux besoins du marché.

Huit nouveaux centres sont également concernés par des mesures d’électrification et de prise en charge budgétaire : Linguère 2, Diourbel 2, Finthiock, Samine, Bona, Souda, Nétéboulou et CCAK. L’accompagnement des jeunes après leur formation devra par ailleurs être renforcé afin de faciliter leur insertion professionnelle.

Des directives à mettre en œuvre

Le Conseil interministériel a enfin dressé le bilan des directives arrêtées lors de la préparation de la rentrée 2025-2026. Sur les 32 mesures décidées à l’époque, 14 ont été entièrement exécutées, tandis que les autres sont toujours en cours. Le gouvernement demande leur achèvement, alors même qu’une nouvelle série de 27 directives vient d’être arrêtée.

La prochaine rentrée scolaire se prépare donc bien en amont, avec plusieurs échéances précises allant de la fin 2026 à 2027. Reste désormais à transformer cette feuille de route en réalisations concrètes sur le terrain, dans les écoles, les universités et les centres de formation.

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