
SALMA SYLLA MBAYE, UNE ÉTOILE SÉNÉGALAISE QUI ILLUMINE LA SCIENCE MONDIALE

À l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, une nouvelle page de l’histoire scientifique nationale s’écrit. Première femme astrophysicienne du Sénégal, Salma Sylla Mbaye incarne une trajectoire d’excellence qui propulse la recherche sénégalaise sur la scène internationale.
Formée en physique atomique et nucléaire au sein de l’institution dakaroise, la chercheuse a franchi un cap décisif en soutenant, ce samedi 02 mai 2026, une thèse de doctorat en astrophysique. Un travail de haut niveau, réalisé en cotutelle entre l’Afrique et l’Europe et validé devant un jury international composé d’experts issus de Belgique, du Bénin, de France, du Maroc et du Sénégal.
Mais au-delà de la performance académique, son parcours s’inscrit dans une dynamique scientifique globale. En 2018, elle intègre une équipe de chercheurs sénégalais mobilisés aux côtés de la mission New Horizons de la NASA, dans le cadre de l’observation du survol de l’objet céleste Ultima Thule, situé aux confins du système solaire NASA. Cette expérience marque une étape clé, illustrant l’intégration progressive de chercheurs africains dans les grandes campagnes internationales d’exploration spatiale .
Ses travaux scientifiques, centrés sur l’astrophysique planétaire, explorent notamment les collisions sur Jupiter et l’évolution des objets du système solaire externe. Un champ d’étude exigeant, où elle s’impose avec rigueur, contribuant à une meilleure compréhension des mécanismes qui structurent l’univers.
Parallèlement à ses recherches, Salma Sylla Mbaye développe un engagement fort en faveur de la vulgarisation scientifique. À travers des initiatives locales et internationales, elle œuvre à renforcer l’attractivité des filières scientifiques, en particulier auprès des jeunes filles. Son message est constant : investir les domaines des STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) est un levier stratégique pour transformer les trajectoires individuelles et accélérer le développement du continent.
Coordonnatrice et actrice de programmes de sensibilisation, elle participe activement à la diffusion de la culture scientifique au Sénégal, tout en plaidant pour une meilleure représentation des femmes dans les disciplines scientifiques, encore largement masculinisées. À travers cette double posture, chercheuse de haut niveau et ambassadrice des sciences, elle incarne une génération qui ne se contente plus de suivre les dynamiques globales, mais qui y prend pleinement part.
Avec Salma Sylla Mbaye, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar confirme son rôle de creuset de talents et d’innovations. Une institution qui, à travers des profils d’exception, affirme la montée en puissance de la recherche africaine dans les sphères scientifiques internationales. Dans un contexte où la souveraineté scientifique devient un enjeu stratégique, son parcours envoie un signal clair : le Sénégal ne regarde plus seulement les étoiles, il contribue désormais à les comprendre.





