
SÉCURITÉ AÉRIENNE : DAKAR AU CŒUR DE LA MODERNISATION DU SYSTÈME DE SIGNALEMENT DES INCIDENTS

La fiabilité des données de sécurité constitue un maillon essentiel dans la prévention des accidents d’aviation. C’est autour de cet enjeu que des experts du secteur aérien se retrouvent à Dakar, les 10 et 11 août 2026, à l’initiative du Bureau régional de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) pour l’Afrique occidentale et centrale (WACAF).
La rencontre intervient alors que l’OACI a engagé la modernisation de son dispositif de comptes rendus d’accidents et d’incidents. L’ancienne plateforme ECCAIRS 1 laisse désormais place à ECCAIRS 2, une solution en ligne destinée à faciliter et à fiabiliser la collecte et la transmission des informations relatives aux événements de sécurité aérienne.
Pour l’organisation internationale, ces informations revêtent une importance stratégique. Les Etats ont l’obligation de notifier les accidents et incidents d’aéronefs et d’en transmettre les comptes rendus à l’OACI. Centralisées à travers le système ADREP, ces données permettent notamment d’identifier les risques, d’appuyer la prise de décision et d’alimenter l’élaboration des normes et pratiques recommandées en matière de sécurité aérienne.
Mais l’intérêt du dispositif dépasse le cadre international. Les données ADREP sont également accessibles aux Etats pour soutenir leurs activités d’enquête et renforcer leurs actions de prévention. D’où l’importance d’une notification régulière, précise et conforme aux standards établis.
C’est précisément sur cette dimension opérationnelle que porte la session de Dakar. Les participants sont accompagnés dans la prise en main d’ECCAIRS 2 afin de faciliter la transition vers la nouvelle plateforme et d’améliorer les procédures de notification des accidents et incidents.
Le Sénégal participe aux travaux à travers l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM). Des représentants de la Direction de la sécurité des vols et de la Direction de la navigation aérienne et des aérodromes prennent part aux échanges avec des experts du BEA, de LAS, de l’ASECNA, d’Air Sénégal et de Transair.
Des participants venus de plusieurs pays de la sous-région sont également présents à Dakar. Cette dimension régionale devrait favoriser le partage d’expériences et une meilleure harmonisation des pratiques, dans un domaine où la circulation rapide et fiable de l’information demeure déterminante.
À travers la mise en service d’ECCAIRS 2, l’OACI entend ainsi renforcer l’efficacité de son système mondial de données sur les accidents et incidents. La rencontre de Dakar s’inscrit dans cette dynamique, avec pour finalité de consolider les capacités des Etats à mieux signaler les événements de sécurité et, surtout, à en tirer les enseignements nécessaires pour prévenir de futurs risques.





