BELGIQUE – USA : RUDI GARCIA APPELLE À PLUS DE RÉGULARITÉ ET DÉNONCE LA DÉCISION DE LA FIFA SUR BALOGUN

À la veille du huitième de finale de la Coupe du monde 2026 face aux États-Unis, le sélectionneur de la Belgique, Rudi Garcia, a affiché sa confiance tout en exigeant davantage de constance de la part de ses joueurs. En conférence de presse, le technicien français est également revenu sur la décision controversée de la FIFA de suspendre l’exécution de la sanction infligée à l’attaquant américain Folarin Balogun, une mesure qu’il a accueillie avec une ironie à peine voilée.
« Nous montons en puissance dans cette Coupe du monde, mais il faut être plus constant dans notre jeu. J’aimerais voir l’équipe évoluer au niveau attendu du coup d’envoi jusqu’au coup de sifflet final », a déclaré Rudi Garcia, estimant que les Diables rouges ont encore une marge de progression malgré leur bon parcours depuis le début du tournoi.
Le sélectionneur belge a toutefois révélé quelques incertitudes dans son effectif. Trois cadres, dont Kevin De Bruyne, Leandro Trossard et Brandon Mechele, n’ont pas participé aux deux dernières séances d’entraînement. Leur état sera évalué avant la rencontre décisive contre la sélection américaine.
Aux côtés de son entraîneur, le gardien Thibaut Courtois s’apprête à disputer son 20ᵉ match en Coupe du monde, un cap symbolique pour le portier du Real Madrid CF. « Peu de gardiens peuvent atteindre un tel total », s’est-il réjoui, avant d’insister sur le défi collectif que représente Team USA. « Nous ne jouons pas seulement contre Balogun, mais contre onze Américains. Nous voulons gagner et mériter notre victoire », a-t-il affirmé.
Le dossier Balogun a néanmoins largement dominé les échanges avec les médias. Initialement suspendu après son expulsion face à la Bosnie-Herzégovine, l’attaquant américain a finalement été autorisé à disputer le huitième de finale après une décision exceptionnelle de la commission disciplinaire de la FIFA.
Rudi Garcia n’a pas caché sa surprise. « Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1er avril à la FIFA », a-t-il lancé avec sarcasme. Le technicien français a renvoyé au communiqué de la fédération belge, qui s’est dite « stupéfaite » par cette décision, estimant qu’elle constitue un précédent inédit dans l’histoire de la Coupe du monde et soulève des questions sur le respect des principes d’équité sportive.
Même tonalité chez Thibaut Courtois, qui a évoqué un « timing étrange » à la veille d’un match aussi important. « Cela crée un précédent dangereux. Mais nous restons concentrés sur le terrain. C’est à notre fédération de défendre les intérêts du football », a-t-il déclaré.
Le gardien belge est également revenu sur le souvenir du huitième de finale remporté face aux États-Unis lors du Mondial 2014. Il a salué la prestation historique de Tim Howard ce jour-là, tout en soulignant les progrès considérables réalisés par le football américain depuis cette époque, notamment grâce au développement de la Major League Soccer.
La polémique autour de Folarin Balogun continue ainsi d’alimenter les débats avant cette affiche très attendue entre la Belgique et les États-Unis. Alors que les Américains se réjouissent du retour de leur meilleur buteur, les Belges espèrent que cette controverse ne détournera pas l’attention de l’essentiel : une qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026.





