ÉTATS-UNIS–BELGIQUE : POCHETTINO DÉFEND BALOGUN ET LOUE LA DÉCISION DE LA FIFA

À la veille du huitième de finale de la Coupe du monde 2026 entre les États-Unis et la Belgique, la décision de la FIFA de lever la suspension de Folarin Balogun a largement dominé la conférence de presse de Mauricio Pochettino. L’entraîneur américain a défendu avec fermeté cette décision, tout en évitant de commenter les rumeurs d’une éventuelle intervention du président américain, Donald Trump, auprès de Gianni Infantino.
Initialement suspendu après son expulsion face à la Bosnie-Herzégovine pour une semelle jugée dangereuse sur Tarik Muharemovic, l’attaquant de AS Monaco a finalement vu sa sanction suspendue par la commission disciplinaire de la FIFA, en application de l’article 27 de son Code disciplinaire. Cette décision lui permet d’être disponible pour le choc contre la Belgique.
Interrogé à plusieurs reprises sur cette décision, Mauricio Pochettino s’est réjoui de son issue. « C’est une victoire pour le football. Le sport est le véritable vainqueur dans cette affaire », a-t-il déclaré, estimant que « l’éthique a été respectée ». Selon lui, la majorité des observateurs considéraient que le carton rouge infligé à Balogun constituait déjà une sanction suffisante.
L’ancien entraîneur de Paris Saint-Germain a également reconnu les limites de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). « La VAR est un bon outil, mais il faut mieux l’utiliser. L’intention n’était pas de faire une faute », a-t-il expliqué, tout en affirmant qu’à ses yeux, l’action ne méritait pas une expulsion.
Face aux interrogations concernant une supposée intervention de Donald Trump auprès du président de la FIFA, Mauricio Pochettino a préféré esquiver. « Je n’ai rien entendu à ce sujet. Je me suis dépêché pour venir ici, j’ai mangé un burrito et bu mon café dans le car », a-t-il répondu avec humour.
L’entraîneur américain n’a pas manqué non plus de saluer la qualité de son prochain adversaire. « La Belgique est l’un des pays capables de remporter cette Coupe du monde. Je le pense depuis le tirage au sort. Ils possèdent d’incroyables joueurs », a-t-il déclaré, tout en espérant que son équipe fera mieux que lors de la lourde défaite (5-2) concédée face aux Diables Rouges en mars dernier.
Pochettino a également plaisanté sur la présence de Balogun dans son onze de départ. « Qui vous dit que je ne vais pas le laisser sur le banc ? Les dix autres ont mieux joué lorsque nous étions réduits à dix », a-t-il lancé, provoquant les rires de l’assistance.
Auteur de trois buts depuis le début du tournoi, Folarin Balogun représente un atout offensif majeur pour la sélection américaine. Sa présence face à la Belgique renforce considérablement les ambitions des États-Unis dans ce huitième de finale disputé à Seattle.





