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CONTRÔLE DES FONDS SPÉCIAUX : EL HADJ MOMAR SAMB DÉNONCE UNE « MANŒUVRE POLITIQUE »

a-la-une
09 août 2026
a-la-une

Lors de son passage dans l’émission En Vérité de RSI, El Hadj Momar Samb, secrétaire général de la RTA-S (FDR), s’est prononcé sur la procédure engagée par l’Assemblée nationale autour du contrôle des fonds spéciaux. S’il considère comme nécessaire le renforcement des mécanismes de contrôle et de transparence dans la gestion des ressources publiques, il émet de sérieuses réserves sur la démarche actuelle, qu’il analyse avant tout comme un épisode du rapport de force politique entre le Parlement et l’exécutif.

Pour El Hadj Momar Samb, une interrogation demeure : pourquoi cette question n’a-t-elle pas été soulevée plus tôt par ceux qui détenaient la majorité parlementaire et les responsabilités gouvernementales ? « Ceux-là qui étaient aux affaires en termes de Premier ministre, qui étaient majoritaires à l’Assemblée nationale depuis deux ans, n’ont pas ouvert cette fenêtre pour regarder un peu ces fonds spéciaux », relève-t-il.

Au-delà du contrôle des fonds spéciaux, le responsable politique élargit son propos aux recommandations issues des Assises nationales, dont il déplore, selon lui, la faible prise en compte par les différents régimes. Il affirme également que des organisations de la société civile auraient, par le passé, alerté les autorités sur plusieurs questions sans obtenir de réponse.

UNE CRITIQUE DU « SILENCE » INSTITUTIONNEL

El Hadj Momar Samb dénonce ainsi ce qu’il qualifie de « silence assourdissant », estimant qu’il contribue à masquer les dysfonctionnements et les dérives qu’il impute au régime. Une situation qui nourrit, à ses yeux, le soupçon d’une instrumentalisation politique des mécanismes de contrôle parlementaire.

« Nous pensons que c’est une manœuvre politique », affirme-t-il, inscrivant cette démarche dans le cadre d’un « combat politique partisan » entre la majorité à l’Assemblée nationale et l’exécutif incarné par le Président de la République.

Pour autant, le secrétaire général de la RTA-S (FDR) ne remet pas en cause le principe même des commissions d’enquête parlementaires. Il estime au contraire que celles-ci devraient être mobilisées sur plusieurs dossiers présentant, selon lui, un intérêt majeur pour la transparence et la défense de l’intérêt national.

DES DOSSIERS À CLARIFIER

El Hadj Momar Samb cite notamment la gestion de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), la traçabilité des revenus issus du pétrole ainsi que certaines dépenses publiques. Il s’interroge également sur l’utilisation de fonds annoncés au profit de certaines catégories de bénéficiaires ( les martyrs des événements politiques 2021 – 2024) et sur des sommes destinées à des projets dans la région de Matam.

Pour lui, ces différents dossiers méritent un examen approfondi afin d’établir les faits et de lever les éventuelles zones d’ombre. Il estime que l’Assemblée nationale dispose d’un rôle important à jouer dans cette démarche, dès lors que les questions concernées ne relèvent pas directement d’une procédure judiciaire en cours.

Dans cette perspective, il appelle à une approche plus globale du contrôle parlementaire, fondée sur la cohérence, la transparence et la défense de l’intérêt général. « C’est de mettre en place toutes les commissions nécessaires pour clarifier dans tous les domaines ces questions-là », soutient-il.

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