
COP17 : LE SÉNÉGAL PLAIDE POUR UNE RÉPONSE MONDIALE RENFORCÉE FACE À LA SÉCHERESSE

À mi-parcours de la 17e Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17), le Sénégal entend peser dans les discussions consacrées à la restauration des terres, à la résilience climatique et à la lutte contre la sécheresse.
Réunis à Oulan-Bator, en Mongolie, du 17 au 28 août 2026, les participants poursuivent les négociations autour des grands enjeux liés à la dégradation des terres et à la multiplication des épisodes de sécheresse. À la tête de la délégation sénégalaise, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, porte une ligne articulée autour d’un objectif : faire des engagements internationaux des réponses concrètes au bénéfice des populations.
Depuis l’ouverture de la conférence, la délégation sénégalaise intervient dans les plénières, les dialogues ministériels, les rencontres de haut niveau et les négociations. Selon une source présente à Oulan-Bator, Dakar y défend notamment l’accélération de la restauration des terres et des parcours pastoraux, le renforcement de la résilience des communautés face à la sécheresse et la recherche de mécanismes de financement plus innovants.
La sécheresse au cœur des négociations
L’un des dossiers majeurs de cette COP17 reste la recherche d’un accord global sur la sécheresse. Le phénomène, qui touche désormais l’ensemble des régions du monde, impose, selon la position défendue par le Sénégal, de renforcer les mécanismes internationaux d’anticipation, de prévention et de réponse.
Dans cette perspective, Dakar plaide pour un renforcement de l’International Drought Resilience Alliance (IDRA) et de l’International Drought Resilience Observatory (IDRO), considérés comme des instruments importants pour améliorer la connaissance du phénomène et soutenir les politiques de résilience.
Le Sénégal insiste également sur la nécessité de replacer les communautés au cœur des réponses. La restauration des terres, notamment des espaces pastoraux, doit ainsi s’accompagner d’une mobilisation accrue des financements publics et privés afin de soutenir des solutions adaptées aux réalités locales.
Alors que les négociations se poursuivent dans la capitale mongole, la délégation sénégalaise entend maintenir sa mobilisation pour contribuer à l’adoption de décisions jugées ambitieuses. Pour Dakar, l’enjeu dépasse désormais les déclarations de principe : il s’agit de traduire les engagements internationaux en actions susceptibles de renforcer durablement la résilience des territoires et des populations face à la sécheresse.





