
ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE : ALIOUNE DIONE APPELLE À UNE MEILLEURE APPROPRIATION DU CADRE LÉGAL

Dans un contexte marqué par la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, le ministre de la Microfinance, de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a insisté sur la nécessité de renforcer la compréhension du cadre juridique encadrant l’économie sociale et solidaire (ESS). Il s’exprimait à l’occasion de l’atelier de partage de la loi d’orientation n°2021-28 du 15 juin 2021, organisée pour favoriser son appropriation par les acteurs du secteur.
Au cœur de son intervention, le ministre a rappelé le rôle stratégique accordé à la microfinance dans le référentiel des politiques publiques, notamment à travers l’objectif de développement du financement domestique et des mécanismes innovants. Selon lui, cette orientation vise à approfondir le système financier national et à en faire un levier de croissance économique durable.
Dans le même élan, Alioune Dione a souligné que la promotion de l’économie sociale et solidaire constitue un pilier essentiel pour renforcer l’inclusion économique, sociale et financière. Il a ainsi mis en avant l’importance de développer des produits et services adaptés, tout en renforçant les actions d’information et de sensibilisation à destination des acteurs.

Un cadre juridique à mieux maîtriser
L’économie sociale et solidaire regroupe, selon le ministre, un ensemble d’activités économiques centrées sur la personne humaine, portées par des coopératives, des mutuelles, des associations, des entreprises sociales ou encore des acteurs du secteur informel. Dans cette dynamique, l’existence d’un cadre légal, notamment la loi d’orientation de 2021 et son décret d’application, constitue un levier déterminant pour structurer et professionnaliser le secteur.
Toutefois, il a reconnu que la maîtrise de ce dispositif reste un défi pour de nombreux acteurs. D’où la pertinence de cet atelier initié par le Fonds d’Impulsion de la Microfinance (FIMF) en collaboration avec la Direction de la Promotion de l’Économie sociale et solidaire (DPESS), visant à renforcer les capacités et l’appropriation de la loi.
La microfinance au service de l’ESS
Insistant sur la complémentarité entre les deux sous-secteurs, le ministre a affirmé que la microfinance doit désormais être mise au service de l’économie sociale et solidaire, considérée comme une véritable niche de création d’emplois. L’objectif est de mieux articuler les mécanismes de financement avec les initiatives à forte portée sociale et communautaire.
Il a également rappelé que l’ESS repose sur trois dimensions fondamentales : la production solidaire, la mutualisation et l’économie sociale et environnementale. Une combinaison qui intègre les enjeux économiques, sociaux et environnementaux, tout en promouvant une lucrativité limitée et une approche fondée sur la solidarité.

Un appel à l’engagement collectif
Pour Alioune Dione, s’approprier le cadre légal de l’économie sociale et solidaire dépasse la simple connaissance des textes. Il s’agit avant tout de comprendre et d’incarner les valeurs qui le sous-tendent, notamment la solidarité, la responsabilité collective et l’innovation sociale.
« Ce cadre nous donne des repères, mais c’est notre engagement qui lui donnera toute sa force », a-t-il déclaré, appelant les acteurs à faire de cette loi un véritable levier d’action au service des communautés.
Le ministre a insisté sur la portée de la transformation de l’économie sociale et solidaire, qu’il considère non seulement comme une alternative économique, mais comme une nouvelle manière de penser le développement, centrée sur l’humain et le bien commun.





