
FILIÈRE PEAUX ET CUIRS : LE PREMIER MINISTRE MISE SUR UN LEVIER STRATÉGIQUE DE TRANSFORMATION INDUSTRIELLE

Le Premier ministre a consacré une large part de sa communication à la filière Peaux et Cuirs, identifiée comme l’un des secteurs à fort effet d’entraînement dans le cadre du Plan spécial d’Investissement et de Financement (2026-2028). Selon lui, cet écosystème constitue un levier majeur d’accélération de l’Agenda national de Transformation et un outil stratégique pour renforcer la souveraineté économique du pays.
Le Sénégal dispose d’un cheptel significatif de bovins, ovins et caprins, générant un volume important de peaux. Toutefois, les capacités nationales de transformation demeurent limitées : plus de 70 % des peaux sont exportées à l’état brut, entraînant une perte substantielle de valeur ajoutée. Le taux de transformation locale reste inférieur à 5 %, malgré l’existence d’un savoir-faire artisanal reconnu.
Pour le Premier ministre, cette situation souligne l’urgence de structurer et moderniser la filière afin de capter davantage de richesse sur le territoire national.
Le développement stratégique de la filière pourrait, à l’horizon 2034, générer plus de 130 000 emplois formels et un chiffre d’affaires estimé à plus de 1 549 milliards de FCFA. Au-delà de son impact économique, le secteur représente un puissant levier d’inclusion, notamment pour les jeunes et les femmes, à travers la formalisation des acteurs et l’amélioration des revenus locaux.
Les Pôles-Territoires Centre et Ouest sont appelés à devenir le cœur industriel du cuir sénégalais, avec une structuration renforcée de la chaîne de valeur et une montée en gamme industrielle.
L’objectif affiché est de bâtir, d’ici 2050, un écosystème territorial intégré couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur : production modernisée, conditionnement, transformation industrielle, services d’appui et commercialisation nationale et internationale. Cela passe notamment par la création d’une véritable zone industrielle et artisanale dédiée aux cuirs, peaux et phanères, ainsi que par le développement de l’industrie du tannage.
Dans cette perspective, le Premier ministre a instruit les ministres en charge des Finances, de l’Industrie, de l’Agriculture et de l’Aménagement du territoire de prendre les dispositions nécessaires pour développer des partenariats public-privé, notamment dans le cadre des Zones économiques spéciales à implanter dans les Pôles-Territoires concernés.
Il a également engagé les ministres compétents à concevoir et mettre en œuvre un projet intégrateur de développement artisanal et industriel de la filière, en cohérence avec la territorialisation des politiques publiques et la Stratégie nationale d’Investissement visant à stimuler les investissements privés.
À travers cette ambition, l’Exécutif entend faire de la filière Peaux et Cuirs un pilier de l’industrialisation et de la transformation structurelle de l’économie sénégalaise.





