
FORMATION PROFESSIONNELLE : L’ÉTAT ET L’INSTITUT ISLAMIQUE AL AZHAR SCELLENT UN PARTENARIAT STRATÉGIQUE À TOUBA

Le Ministère de l’Emploi, de la Formation professionnelle et technique et l’Institut islamique Al Azhar ont franchi une nouvelle étape dans la promotion de la formation et de l’insertion des jeunes. Les deux institutions ont signé, lundi à Touba, une convention de partenariat visant à renforcer la qualification et l’employabilité des apprenants issus de cet établissement de référence.
L’accord a été paraphé par le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et technique, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, et le président du conseil d’administration de l’Institut Al Azhar, Serigne Mame Mor Mbacké, en présence d’acteurs de l’éducation et de la formation.
Prenant la parole, le ministre a rappelé que l’Institut islamique Al Azhar incarne un modèle éducatif inspiré de l’enseignement de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondé sur la discipline, l’éthique, l’effort et la quête du savoir utile. Il a souligné l’ampleur du dispositif éducatif de l’institut, qui compte plus de 504 établissements et près de 98 000 apprenants, formés dans un esprit d’enracinement religieux et d’ouverture au service de la société.
Dans le cadre de cette convention, l’Institut Al Azhar bénéficiera d’un accompagnement renforcé du ministère, notamment à travers le projet « daara-atelier ». Cet appui portera sur l’adaptation des contenus de formation, le soutien pédagogique, le renforcement des capacités des encadreurs et maîtres artisans, ainsi que le suivi des parcours des apprenants. L’objectif affiché est clair : aller vers une certification professionnelle reconnue, garantissant la valorisation officielle des compétences acquises.
Le ministre a également mis en perspective cette convention avec d’autres réalisations majeures engagées par son département à Touba et dans le département de Mbacké. Il a cité, entre autres, la construction d’un centre de formation professionnelle au sein de l’Université Cheikhoul Khadim, le démarrage prochain du daara-atelier et l’ouverture du centre départemental de formation professionnelle de Mbacké.
Selon Amadou Moustapha Ndieck Sarré, ces initiatives traduisent la volonté des pouvoirs publics de positionner Touba comme un pôle majeur de formation, de qualification et d’insertion professionnelle, solidement ancré dans les valeurs mourides et résolument tourné vers l’avenir.





