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LA FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE LUTTE INSTAURE UNE LICENCE OBLIGATOIRE POUR TOUS LES ACTEURS

a-la-une
01 mars 2026
a-la-une

La Fédération sénégalaise de lutte (FSL) a adopté une nouvelle grille tarifaire des licences couvrant l’ensemble des composantes de la discipline. Réunie en assemblée générale le 8 février 2026 à l’Arène nationale, l’instance dirigée par Bira Sène officialise une réforme qui impose désormais à tous les acteurs, promoteurs, lutteurs, dirigeants, arbitres et même médias, de disposer d’une licence annuelle.

Fraîchement élu pour un mandat de quatre ans, Bira Sène avait annoncé cette mesure dès son installation. L’assemblée générale en a validé les modalités, avec des montants oscillant entre 5.000 et 300.000 FCfa selon les catégories. Les promoteurs conservent globalement les tarifs hérités du Comité national de gestion de la lutte (CNG) : 300.000 FCfa pour la lutte avec frappe et 100.000 FCfa pour la lutte traditionnelle sans frappe.

Les managers maintiennent leur licence à 50.000 FCfa. Du côté des lutteurs, les pratiquants de la lutte avec frappe devront s’acquitter de 10.000 FCfa, contre 5.000 FCfa pour ceux évoluant en lutte simple.

La réforme introduit également une nouveauté majeure : les membres de la Fédération eux-mêmes devront désormais payer une licence. Le président Bira Sène s’appliquera une redevance de 250.000 FCfa, tandis que les membres du Bureau exécutif verseront 100.000 FCfa chacun. Les membres du Comité directeur devront payer 25.000 FCfa, contre 10.000 FCfa pour les membres simples, les entraîneurs et les arbitres.

La mesure s’étend aussi à des acteurs périphériques du milieu, notamment les marabouts de lutteurs et les préparateurs mystiques. Les professionnels des médias sont également concernés, même si le montant de leur licence n’a pas encore été officiellement communiqué.

La question de la presse cristallise déjà les débats. Sous l’ère du Dr Alioune Sarr à la tête du CNG, une tentative similaire avait été abandonnée face à l’opposition d’organisations comme le Synpics et l’ANPS. Un tarif de 100.000 FCfa par organe de presse circule, couvrant l’ensemble des reporters, mais la mesure reste floue à ce stade. Certains journalistes évoquent la possibilité de recours afin d’en examiner la validité juridique, estimant que leur mission de service public justifie un accès libre aux événements.

Officiellement, la Fédération présente cette réforme comme un levier d’organisation et de structuration. Elle vise à disposer de statistiques fiables sur l’ensemble des acteurs du secteur. Mais au-delà de l’argument administratif, l’introduction de licences généralisées pourrait aussi permettre à l’instance de renforcer durablement ses ressources financières.

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