
LE SÉNÉGAL ET L’INDONÉSIE DÉFINISSENT DE NOUVEAUX AXES DE COOPÉRATION AGRICOLE

Le Sénégal et l’Indonésie veulent franchir une nouvelle étape dans leur coopération agricole. Réunis à Dakar le 11 septembre 2026, le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage (MASAE) et l’ambassadeur d’Indonésie ont identifié plusieurs secteurs prioritaires, notamment la mécanisation, la gestion de l’eau, les semences, l’élevage et la filière palmier à huile.
De la mécanisation agricole à la gestion des ressources en eau, les discussions entre Dakar et Jakarta ambitionnent de déboucher sur des actions directement utiles aux producteurs. La coopération envisagée doit notamment permettre de faciliter l’accès des coopératives et des jeunes agriculteurs à des équipements adaptés, dont des tracteurs et du matériel de petite mécanisation.
L’objectif affiché est d’améliorer les conditions de travail dans les exploitations, mais également de contribuer à l’augmentation des rendements et au respect des calendriers agricoles. L’expertise indonésienne pourrait, dans ce cadre, être mobilisée pour accompagner le développement de solutions adaptées aux réalités des exploitations sénégalaises.
Semences, sols et eau parmi les priorités
La coopération devrait également s’étendre à la gestion des sols et de l’eau. Les deux parties envisagent notamment des échanges autour de la fertilisation des terres et de la maîtrise des eaux de pluie. Des enjeux particulièrement importants pour la sécurisation de la production agricole et l’adaptation des exploitations aux contraintes climatiques.
Le volet consacré aux productions végétales et animales occupe également une place importante. Le Sénégal souhaite tirer profit de l’expérience indonésienne dans la sélection de semences résistantes, mais aussi dans le domaine de l’aviculture.
Le transfert de compétences figure par ailleurs parmi les pistes retenues. Il pourrait concerner les techniciens et les agents chargés de l’accompagnement des producteurs, avec l’objectif de renforcer les capacités nationales et de rapprocher davantage l’expertise technique des exploitations.
60 000 hectares envisagés pour le palmier à huile
La filière palmier à huile apparaît comme l’un des projets les plus structurants évoqués dans le cadre de cette coopération. Une note préparatoire fait état d’un projet de plantation portant sur 60 000 hectares, dont 40 000 hectares dans la zone de Samba Ngallou et 20 000 hectares dans les régions du Sud et du Sud-Est.
Cette orientation est présentée comme un levier potentiel de diversification des revenus, de création d’emplois ruraux et de renforcement de la souveraineté du Sénégal dans le secteur des huiles végétales.
Les discussions portent également sur d’autres domaines, notamment l’insémination artificielle, la restauration des terres agricoles et le transfert de technologies. Autant de chantiers qui pourraient donner une dimension plus opérationnelle à la coopération agricole entre les deux pays.
Un groupe de travail pour passer aux actes
Pour éviter que ces orientations ne restent au stade des intentions, le MASAE propose la mise en place rapide d’un groupe de travail technique mixte. Cette structure devra notamment préciser les projets prioritaires, définir les zones pilotes et établir un calendrier de mise en œuvre.
L’ambassadeur d’Indonésie a, de son côté, confirmé la disponibilité de son pays à partager son savoir-faire, en particulier dans la petite mécanisation agricole et la gestion de l’eau.
Prochaine échéance annoncée : l’élaboration d’un mémorandum de coopération, qui doit être soumis à l’ambassadeur pour examen et stabilisation au plus tard le 15 octobre 2026.





