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LFR 2026 : LE PREMIER MINISTRE ALERTE SUR LES CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES D’UN REJET

a-la-une
25 oct. 2026
a-la-une

Le Premier ministre, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, a mis en garde contre les conséquences économiques et sociales d’un éventuel rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026. Lors d’une conférence de presse tenue le 25 octobre à Dakar, il a appelé les députés à adopter le texte, évoquant notamment les risques pour les entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP), les travailleurs et les ménages.

« Ne punissez pas le peuple ! », a lancé le chef du gouvernement aux parlementaires. Selon lui, l’adoption de la LFR est nécessaire pour tenir compte des évolutions intervenues depuis le vote de la loi de finances initiale et adapter les équilibres budgétaires à la situation actuelle des finances publiques.

Le Premier ministre a particulièrement insisté sur les difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises du BTP, notamment en matière de trésorerie et de poursuite des chantiers. Il estime qu’un rejet du texte compromettrait les possibilités de paiement des fournisseurs et de reprise de certains travaux interrompus.

« Ne pas voter la LFR, c’est empêcher des entreprises du bâtiment et des travaux publics de retrouver de la trésorerie, de reprendre des chantiers interrompus, de payer leurs fournisseurs et de renouveler leurs équipements », a-t-il déclaré.

Au-delà des entreprises, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a souligné les répercussions possibles sur les travailleurs et leurs familles. Il a notamment évoqué les ouvriers, techniciens, ingénieurs et cadres qui pourraient être affectés par la paralysie de certains chantiers et les difficultés de paiement des salaires.

« C’est empêcher des ouvriers, des techniciens, des ingénieurs et des cadres de travailler et de percevoir leurs salaires. C’est empêcher des familles de régler leur loyer et de faire face à leurs dépenses scolaires », a-t-il affirmé.

À travers cet appel, le chef du gouvernement défend l’adoption de la LFR comme un levier d’ajustement budgétaire et de soutien à l’activité économique. Le texte s’inscrit, selon l’exécutif, dans un contexte de ressources contraintes, marqué par la nécessité de préserver les dépenses prioritaires et de répondre aux engagements financiers de l’État.

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