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PAIX AU SAHEL : HAWA DIA THIAM ÉVOQUE DES PISTES DE MÉDIATION RÉGIONALE

a-la-une
03 mai 2026
a-la-une

Hawa Dia Thiam a réagi à la situation sécuritaire au Mali, à la suite du décès du ministre malien de la Défense dans un contexte toujours marqué par des tensions. L’ancienne ministre des relations avec les institutions a d’abord exprimé sa compassion, adressant ses condoléances au peuple malien et aux proches du défunt.

Au-delà de la réaction officielle, son intervention a pris une dimension plus personnelle. Née au Mali d’une mère malienne, elle revendique un lien direct avec ce pays voisin. « Je parle bambara, j’y ai de la famille. Nous sommes directement concernés par ce qui s’y passe », a-t-elle confié, traduisant une inquiétude partagée par de nombreuses familles entre les deux pays. Dans son analyse, elle insiste sur la proximité historique et humaine entre Dakar et Bamako. « Le Mali et le Sénégal, c’est un même peuple », affirme-t-elle, soulignant que les crises dans un pays résonnent inévitablement dans l’autre. Une lecture qui dépasse le cadre strictement diplomatique pour mettre en avant les réalités sociales et culturelles de l’espace ouest-africain.

Évoquant le contexte régional, marqué notamment par le positionnement du Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) et celui du Sénégal dans la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, Hawa Dia Thiam adopte une posture prudente. Elle rappelle le principe de non-ingérence dans les affaires internes des États, tout en soulignant l’importance de maintenir des relations sécuritaires solides entre pays voisins. « On ne se mêle pas des affaires d’un autre pays, mais on ne peut qu’être préoccupé », a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité de renforcer la coopération sécuritaire, notamment aux frontières.

Pour elle, la question dépasse les clivages politiques ou institutionnels. La stabilité régionale est une condition essentielle à la sécurité nationale. « On n’a pas de paix chez soi si son voisin ne l’a pas », a-t-elle averti, appelant à une approche globale des enjeux sécuritaires en Afrique de l’Ouest. Dans cette perspective, elle évoque la possibilité d’initiatives de médiation ou de rapprochement, même si aucune démarche concrète n’a encore été engagée. « Cela fait partie des réflexions que nous menons », a-t-elle indiqué, en référence aux actions du programme « Saxal Jamm » et du réseau des ambassadeurs de la paix.

En filigrane, Hawa Dia Thiam plaide pour une extension de la culture de paix au-delà des frontières nationales. « Quand on parle de paix, elle doit être partout », insiste-t-elle, rappelant que les dynamiques sociales, familiales et sécuritaires lient étroitement les pays de la sous-région. Face à une situation qu’elle qualifie de « très délicate », l’ancienne ministre appelle ainsi à privilégier la solidarité, le dialogue et la coopération régionale pour éviter une déstabilisation plus large de l’espace ouest-africain.

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