
REDEVANCES RADIOÉLECTRIQUES : L’ARTP DÉPASSE SES OBJECTIFS AVEC UN TAUX DE 131 %

L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) confirme son rôle stratégique dans la mobilisation des ressources publiques. Selon le Rapport trimestriel d’exécution du budget au 31 décembre 2025, publié en avril 2026 par le Ministère des Finances et du Budget, l’institution a enregistré des performances nettement supérieures aux prévisions.
Avec une redevance radioélectrique recouvrée de 45,6 milliards de FCFA, pour un objectif initial fixé à 34,8 milliards, l’ARTP affiche un taux de réalisation de 131,1 %. Cette performance se traduit par une progression annuelle de 89,3 %, soit une hausse de 21,5 milliards de FCFA par rapport à 2024.
Au-delà de l’effet mécanique lié à la croissance économique, établie à 6,7 % en 2025, portée notamment par les projets énergétiques GTA et Sangomar, cette dynamique reflète surtout un renforcement des capacités internes de régulation et de recouvrement. L’ARTP capitalise ainsi sur une meilleure maîtrise de l’occupation du spectre radioélectrique, une modernisation de ses procédures et une adaptation de sa doctrine aux mutations du numérique et des services postaux.
Dans une lecture macro-budgétaire, la contribution de l’ARTP apparaît particulièrement significative. Sur un volume global de recettes non fiscales de 287,4 milliards de FCFA, l’Autorité représente à elle seule près de 16 % des montants recouvrés. Elle contribue également à environ un cinquième de la plus-value enregistrée par rapport aux prévisions, confirmant son poids dans l’architecture des finances publiques.
Ce positionnement intervient dans un contexte de consolidation budgétaire, marqué par une réduction du déficit public, passé de 7,82 % à 6,44 % du PIB. Dans cet environnement contraint, peu d’entités publiques ou parapubliques affichent un niveau de performance comparable.
Sur le plan institutionnel, ces résultats traduisent une montée en puissance de l’ARTP comme levier de souveraineté numérique et de compétitivité économique. L’Autorité s’inscrit désormais dans une logique de régulation proactive, conciliant exigence de contrôle et optimisation des ressources.
Pour 2026, la trajectoire reste clairement orientée vers le renforcement des recettes internes et l’assainissement progressif des finances publiques, en cohérence avec les orientations gouvernementales. Une dynamique qui confirme que la régulation sectorielle peut constituer un instrument efficace de performance budgétaire.





