SUPPRESSION DES RATTRAPAGES À L’UGB : DES ÉTUDIANTS PORTENT LE DOSSIER DEVANT LA COUR SUPRÊME

Deux étudiants en Licence 3 de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis ont saisi la Chambre administrative de la Cour suprême pour contester la décision de supprimer les examens de rattrapage.
Dans leur recours, ils soutiennent que cette mesure est contraire aux textes réglementaires régissant le système Licence-Master-Doctorat (LMD). Ils estiment également que les modalités d’évaluation ont été modifiées après le déroulement des enseignements et des examens, au détriment des étudiants. Les requérants indiquent agir pour défendre les droits de l’ensemble des étudiants concernés par cette décision.
La suppression des rattrapages fait suite à une réorganisation exceptionnelle du calendrier universitaire décidée par le Conseil académique de l’UGB. Face aux retards accumulés dans les enseignements, l’université a instauré une session unique d’évaluation par semestre.
Selon l’UGB, cette mesure vise à permettre l’achèvement de l’année universitaire dans les délais et à garantir le volume horaire requis pour la validation des diplômes. L’année universitaire a été prolongée jusqu’au 14 août, date limite fixée pour la clôture des activités pédagogiques, sous peine d’invalidation des semestres. Cette réorganisation supprime les sessions de rattrapage habituellement organisées en fin de semestre. Les étudiants concernés ne disposent donc plus d’une seconde session en cas d’échec aux examens.
La Chambre administrative de la Cour suprême devra désormais se prononcer sur la légalité de cette décision et dire si l’UGB pouvait, dans ces circonstances, modifier les modalités d’évaluation prévues pour l’année universitaire.





