
AUTONOMISATION DES FEMMES : L’AGRICULTURE ET L’ACTION SOCIALE RAPPROCHENT LEURS STRATÉGIES

Le ministère de l’Agriculture et celui de la Famille entendent renforcer leur collaboration pour mieux répondre aux besoins des populations. C’est dans cette perspective que le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Ba, a rencontré sa collègue chargée de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf.
Au cœur des échanges figure la relance de la convention-cadre signée le 16 octobre 2024 entre les deux départements. Les discussions ont notamment porté sur l’actualisation des priorités, le renforcement du comité de pilotage et la désignation de points focaux chargés de faciliter la coordination des interventions.
Les deux ministères envisagent également l’élaboration d’un plan d’action opérationnel pour traduire cette coopération en mesures concrètes.
Les femmes rurales au cœur des priorités
L’accès des femmes et des groupes vulnérables aux coopératives agricoles communautaires constitue l’un des principaux axes de cette collaboration. Les pistes évoquées concernent notamment le renforcement des capacités, l’accès aux actifs économiques et les possibilités de financement.
L’objectif est de faire des coopératives des instruments de création de revenus et d’autonomisation économique, particulièrement pour les femmes en milieu rural.
Dans cette même dynamique, les deux départements réfléchissent à un programme baptisé « Une femme, une vache ». Cette initiative, encore au stade de la réflexion, vise à explorer des possibilités de développement des activités d’élevage et de renforcement des moyens de subsistance des ménages.
Une réponse coordonnée aux vulnérabilités
La coopération envisagée concerne également l’accompagnement des populations confrontées aux difficultés agricoles. Face au déficit pluviométrique enregistré dans certaines zones, les deux ministères souhaitent examiner les possibilités de mutualiser leurs moyens d’intervention.
La mise à disposition de semences et de matériel agricole pourrait ainsi être articulée avec les mécanismes d’assistance sociale, afin de mieux soutenir les ménages affectés.
Au-delà de ces pistes, l’enjeu est de renforcer la complémentarité entre les politiques agricoles et les dispositifs de protection sociale. Les deux départements cherchent ainsi à mieux coordonner leurs actions en faveur de l’inclusion économique, de l’autonomisation des femmes et de l’amélioration des conditions de vie des familles.





