
BERLINALE 2026 : LE CINÉMA SÉNÉGALAIS BRILLE AVEC DAO D’ALAIN GOMIS EN COMPÉTITION OFFICIELLE

La sélection de Dao marque le retour d’Alain Gomis dans une compétition qu’il connaît bien. Le cinéaste s’y était déjà distingué avec Félicité, récompensé par l’Ours d’Argent – Grand Prix du Jury en 2017.
Avec Dao, Gomis poursuit une trajectoire artistique centrée sur les dynamiques identitaires, les circulations culturelles et les héritages transnationaux. Le film explore les liens familiaux entre la France et la Guinée-Bissau à travers deux événements parallèles : un mariage et une commémoration, dans une narration sensorielle fidèle à la signature du réalisateur.
Une vitrine stratégique pour l’écosystème du cinéma africain
Au-delà de la performance artistique, cette sélection traduit aussi la structuration progressive de la chaîne de valeur du cinéma africain. La coproduction mobilise notamment le producteur Yoro Mbaye (Yennenga Production & NAFI Films), illustrant la consolidation des capacités locales.
La distribution continentale est portée par Pathé Touch Afrique, sous l’impulsion de Sébastien Onomo, en collaboration avec Oumou Diégane Niang, afin d’optimiser l’accès du public africain à l’œuvre.
La présence sénégalaise à Berlin ne se limite pas à Gomis. Le jeune cinéaste Alpha Diallo y présente son premier court métrage, centré sur l’histoire d’une famille confrontée au rejet social après la mort par overdose d’un proche à Dakar. Une œuvre qui s’inscrit dans une veine sociale et intimiste, en phase avec la ligne éditoriale du festival.
Une confirmation du positionnement du Sénégal dans le cinéma mondial
La première mondiale de Dao, programmée le 14 février, constitue déjà l’un des temps forts attendus de cette édition. Pour l’industrie culturelle sénégalaise, cette sélection dépasse le symbole : elle valide la maturité artistique, technique et industrielle d’un secteur en pleine expansion.
Dans un environnement international où les festivals deviennent des plateformes d’influence culturelle et économique, la présence sénégalaise à la Berlinale 2026 consolide le soft power culturel du pays et ouvre de nouvelles perspectives de coproduction et de diffusion.





