
GOUVERNANCE FINANCIÈRE : LA COUR DES COMPTES VALIDE SON PLAN STRATÉGIQUE 2026-2030

La Cour des comptes a franchi une étape majeure dans son processus de modernisation institutionnelle. Le jeudi 29 janvier 2026, elle a réuni magistrats, représentants de l’État, acteurs de la société civile et partenaires techniques autour d’un atelier consacré à la validation de son Plan stratégique de développement (Psdcc) pour la période 2026-2030.
Issue d’un diagnostic approfondi, cette feuille de route ambitionne de faire de la Cour des comptes un acteur central de la bonne gouvernance financière, dans un contexte marqué par des exigences accrues de transparence, de redevabilité et d’efficacité de l’action publique. Les attentes des citoyens, tout comme celles des partenaires internationaux, placent désormais l’institution face à de nouveaux défis.
Le plan stratégique s’articule autour de plusieurs axes prioritaires. Il prévoit d’abord l’amélioration de la qualité et de la célérité des missions de contrôle, qu’elles soient juridictionnelles ou non juridictionnelles. Il met également l’accent sur la modernisation du cadre organisationnel, notamment à travers la digitalisation des procédures, devenue indispensable face à la complexité croissante de la gestion des finances publiques.
Un autre pilier du Psdcc concerne le renforcement de la communication interne et externe, ainsi que la consolidation des relations avec l’Assemblée nationale, les médias et la société civile. Ces orientations visent à rapprocher l’institution des citoyens et à renforcer la confiance dans les mécanismes de contrôle externe.
S’exprimant lors de l’atelier, le Premier président de la Cour des comptes, Mamadou Faye, a souligné le caractère inclusif du processus d’élaboration du plan. « Ce plan stratégique est le fruit d’un processus inclusif qui a mobilisé l’ensemble du personnel de la Cour des comptes ainsi que les parties prenantes », a-t-il déclaré. Il a rappelé que l’indépendance, l’impartialité, l’expertise et le professionnalisme constituent les fondements indispensables d’un contrôle externe crédible dans un État démocratique.
Dans la même dynamique, Thierno Dia, président du Comité d’élaboration du plan, est revenu sur la méthodologie adoptée, fondée sur la collégialité et la participation de toutes les composantes de l’institution. Il a salué l’appui de la Première présidence et l’engagement des membres du comité, dont le travail a permis de produire des livrables jugés satisfaisants dans des délais maîtrisés.
Toutefois, la mise en œuvre effective de ce plan stratégique demeure conditionnée à la mobilisation des ressources financières nécessaires. Si un plan de financement détaillé figure dans le document validé, son enveloppe globale n’a pas été rendue publique à l’issue de l’atelier. Un élément déterminant, alors que la réussite des réformes envisagées digitalisation, renforcement des capacités, publication accrue des rapports dépendra du soutien financier de l’État et des partenaires techniques.
La balle est désormais dans le camp de l’exécutif et des partenaires financiers. De leur engagement dépendra la capacité de la Cour des comptes à remplir pleinement son rôle constitutionnel de gardienne de la bonne utilisation des ressources publiques et de pilier de la confiance citoyenne.





