
CONTESTATIONS AUTOUR DES RÉFORMES : SIDY ALPHA NDIAYE RÉAFFIRME LA PRIMAUTÉ DE LA LÉGITIMITÉ INSTITUTIONNELLE

Le ministre conseiller juridique et directeur de cabinet adjoint du Président de la République, Sidy Alpha Ndiaye, s’est prononcé sur les critiques émises par une partie de la société civile, qui réclame le report de l’examen des avant-projets de loi, évoquant un manque de consensus et d’inclusivité.
Face à ces préoccupations, le responsable a tenu à rappeler l’implication, selon lui significative, de la société civile tout au long du processus. Il affirme que celle-ci a « participé massivement » aux deux dialogues nationaux organisés par les autorités, aussi bien sur la justice que sur le système politique. Mieux, précise-t-il, des acteurs de la société civile ont été intégrés dans les comités ad hoc chargés de transformer les recommandations issues de ces concertations en textes juridiques.
Pour Sidy Alpha Ndiaye, il ne fait donc aucun doute que la société civile a été « protagoniste » dans l’élaboration des avant-projets aujourd’hui sur la table.
« La décision finale appartient aux dépositaires du pouvoir »
Au-delà de la question de la participation, le ministre conseiller juridique a tenu à clarifier le rôle de la société civile dans le fonctionnement démocratique. S’il reconnaît sa place dans l’accompagnement et la consultation, il estime toutefois qu’elle ne saurait se substituer aux autorités élues.
« Dans une démocratie normale, il n’appartient pas à la société civile de gouverner », a-t-il affirmé, insistant sur le fait que la prise de décision relève des « dépositaires du pouvoir », à savoir les institutions issues du suffrage universel.
Selon lui, le président de la République et le gouvernement ont pleinement exercé cette responsabilité, tout en respectant une démarche de concertation à travers les dialogues nationaux.
Une ligne assumée par l’exécutif
À travers cette sortie, Sidy Alpha Ndiaye défend une ligne claire : celle d’un processus qu’il juge participatif en amont, mais dont l’aboutissement relève exclusivement de la légitimité des autorités en place.
Malgré les appels au report, l’exécutif semble ainsi déterminé à poursuivre l’examen des réformes, en s’appuyant sur ce qu’il considère comme un socle déjà consolidé de consultations et de consensus.





