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FINALE CAN 2025 : LE VICE-PRÉSIDENT DU JURY D’APPEL DE LA CAF, FAUSTINO VARELA MONTEIRO, S’OPPOSE AU VERDICT

a-la-une
07 avr. 2026
a-la-une

Le feuilleton judiciaire autour de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 prend une tournure inattendue. Alors que la décision du Jury d’Appel de la Confédération africaine de football (CAF), entérinant une défaite du Sénégal (3-0) sur tapis vert face au Maroc, semblait avoir clos le débat, une voix discordante s’est élevée au sein même de l’instance.

Il s’agit de Faustino Varela Monteiro, qui a publiquement exprimé son désaccord dans les colonnes du quotidien L’Observateur. Une sortie rare, qui met en lumière des divergences profondes dans l’interprétation juridique du dossier.

Une décision loin de faire l’unanimité

Contrairement à l’image d’un verdict consensuel, la décision motivée transmise le 3 avril 2026 révèle une fracture interne. Sur les cinq membres du Jury d’Appel, trois ont validé la sanction contre le Sénégal, tandis qu’un seul s’y est opposé, en l’occurrence Faustino Varela Monteiro. La présidente, non sollicitée, n’a pas eu à trancher.

Fait notable dans les pratiques juridictionnelles sportives, l’opinion dissidente du vice-président a été formellement annexée à la décision finale. Un signal fort, traduisant l’intensité du désaccord au sein de l’organe.

Un désaccord de fond sur l’interprétation des règles

Au cœur du litige, une divergence doctrinale majeure. Le vice-président du Jury d’Appel conteste une lecture qu’il juge « excessivement formaliste » des règlements. S’appuyant sur la Loi 5 de l’International Football Association Board (IFAB), il rappelle que l’arbitre demeure l’autorité souveraine sur le terrain. Dès lors, selon lui, le Jury ne pouvait ignorer que la rencontre, bien qu’interrompue, s’est finalement achevée dans des conditions régulières.

Il critique également l’application de l’article 82 du règlement de la CAN, invoqué pour sanctionner le Sénégal pour un départ prématuré. Une qualification qu’il rejette catégoriquement, soulignant que les joueurs sénégalais ont regagné la pelouse pour terminer le match. « Le rapport de l’arbitre fait foi tant qu’aucune preuve contraire n’est apportée », martèle-t-il, mettant en avant la primauté des officiels de match dans l’établissement des faits.

Le TAS désormais au cœur de l’arbitrage

Cette prise de position intervient alors que le dossier est désormais entre les mains du Tribunal Arbitral du Sport. Un recours introduit par la Fédération sénégalaise de football (FSF), qui voit dans cette dissidence interne un levier supplémentaire pour contester la décision de la CAF. En exposant publiquement les failles du raisonnement juridique adopté par ses pairs, Faustino Varela Monteiro fragilise la posture de l’instance continentale.

Son avertissement résonne comme un signal adressé à la CAF : les juridictions sportives internationales n’hésitent pas à censurer les décisions entachées d’irrégularités manifestes. Toutefois, il nuance en rappelant que le TAS n’intervient que dans des cas d’arbitraire ou de mauvaise foi, sans se substituer systématiquement aux décisions prises sur le terrain.

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