
LE GHANA OUVRE SES FRONTIÈRES AUX AFRICAINS SANS FRAIS DE VISA À PARTIR DU 25 MAI 2026

Le Ghana franchit un nouveau cap dans sa politique migratoire. À compter du 25 mai 2026, les ressortissants africains pourront accéder au territoire sans frais de visa, une mesure annoncée par le président John Dramani Mahama. Cette décision, qui coïncide avec la Journée de l’Afrique, se veut un signal fort en faveur de l’intégration continentale.
Une gratuité encadrée par des exigences sécuritaires
Contrairement à une suppression totale des formalités, les autorités ghanéennes maintiennent un dispositif de contrôle rigoureux. Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, insiste : la gratuité ne signifie pas une entrée automatique sur le territoire.
Tous les voyageurs africains devront ainsi effectuer une demande via une future plateforme e-Visa, dont le lancement est annoncé dans les prochaines semaines. « Le fait de ne pas payer de frais de visa ne dispense pas du contrôle », a-t-il précisé, soulignant la nécessité de préserver la sécurité nationale.
Un système numérique interconnecté
Au cœur de cette réforme, un dispositif technologique avancé. La plateforme e-Visa sera connectée à plusieurs bases de données sécuritaires, dont le système API-PNR du Ghana et des fichiers internationaux liés à la criminalité. Objectif affiché : filtrer en amont les profils à risque et empêcher l’accès au territoire aux personnes présentant des antécédents judiciaires ou jugées potentiellement dangereuses.
Cette réforme illustre une approche hybride : faciliter la mobilité intra-africaine tout en maintenant un haut niveau de contrôle migratoire. D’importants investissements ont été mobilisés par les ministères des Affaires étrangères, de l’Intérieur et des Transports pour déployer cette infrastructure. Une précédente tentative, évoquée en 2024 sous l’ancien président Nana Akufo-Addo, n’avait pas abouti en raison de garanties sécuritaires jugées insuffisantes.
Un mouvement encore limité sur le continent
Avec cette mesure, le Ghana rejoint un cercle restreint de pays africains ayant levé les visas pour les ressortissants du continent, parmi lesquels le Bénin, le Rwanda, la Gambie et les Seychelles. À travers cette initiative, Accra entend clairement renforcer la mobilité intra-africaine et consolider les dynamiques d’intégration régionale, tout en gardant la maîtrise de ses flux migratoires.





