
ONU : POUR FADILOU KEITA, LA CANDIDATURE DE MACKY SALL EST « UNE DIVERSION »

Le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Fadilou Keita, s’est exprimé sur la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), lors de son passage dans l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal.
Interrogé sur l’éventuel soutien du Sénégal à cette candidature, Fadilou Keita a estimé que le pays dispose de plusieurs personnalités compétentes et s’est interrogé sur la pertinence du profil de l’ancien chef de l’État.
Selon lui, l’ancien président aurait été « sanctionné » politiquement lors de la dernière alternance et porterait une part importante de responsabilité dans les difficultés que connaît actuellement le pays. Le directeur général de la CDC a également évoqué les tensions politiques survenues sous son magistère, affirmant que plusieurs Sénégalais ont été victimes de répression et d’emprisonnements durant cette période.
Pour Fadilou Keita, l’annonce de la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU relèverait davantage d’une stratégie visant à rester au cœur de l’actualité. « Pour moi, il veut juste qu’on parle de lui », a-t-il déclaré, estimant que l’ancien président cherche ainsi à maintenir une présence dans le débat public.
Il a également évoqué la situation de l’ex-chef de l’État depuis son départ du pouvoir, affirmant qu’il se serait rapproché de la France après avoir quitté la présidence.
Interrogé sur l’absence de poursuites judiciaires contre Macky Sall, Fadilou Keita a indiqué que certains dossiers pourraient faire l’objet d’examens par la justice, tout en rappelant le principe d’indépendance du pouvoir judiciaire.
Il a notamment cité le dossier Petro-Tim lié aux ressources naturelles, ainsi que celui du groupe ArcelorMittal, estimant que ces affaires auraient entraîné d’importantes pertes financières pour le Sénégal.
Au regard de ces éléments, le directeur général de la CDC considère que la candidature de l’ancien président au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies constitue avant tout « une diversion », selon ses propres termes.





