
PROMESSE DE FUSION DES AGENCES | « LE TRAVAIL AVANCE, MAIS AVEC PRUDENCE », SELON DR BABO BA

Invité de l’émission En Vérité, le directeur général du 3FPT et vice-coordonnateur du MONCAP, Dr Babo Amadou Ba, est revenu sur l’un des engagements majeurs du gouvernement : la fusion des agences exerçant des missions similaires, afin de renforcer l’efficacité de l’action publique. Une réforme attendue, mais qui avance avec prudence.
Interrogé sur la nécessité de rationaliser les structures de formation dont plusieurs coexistent aux côtés du 3FPT Dr Ba a confirmé que le gouvernement travaille bel et bien à cette fusion. « Dans le Plan de redressement économique et social, l’État dit qu’on peut mobiliser 50 milliards grâce à trois leviers : les commandes publiques, la centralisation des achats, et la diminution de la taille de l’État », rappelle-t-il.
Il souligne que le Premier ministre avait déjà annoncé cette orientation devant l’Assemblée nationale : fusionner les agences ayant les mêmes missions pour plus de cohérence et de performance.
Dr Ba précise toutefois que la mise en œuvre de cette réforme nécessite une approche mesurée : « On peut rationaliser, mais il faut voir comment le faire. Si on supprime une agence où travaillent près de 100 personnes, des pères et mères de famille, il faut mesurer l’impact. Au Sénégal, un salaire peut prendre en charge 8 à 10 personnes. »
Selon lui, trois options sont techniquement possibles : la suppression pure et simple d’agences, l’absorption des plus petites par des structures plus grandes, ou leur fusion. Mais chacune de ces options doit tenir compte des réalités sociales, économiques et humaines.
Même si la date fixée initialement par le Premier ministre a été dépassée, Dr Ba assure que le processus avance : « Le travail est en cours. Il y a une dimension sociale, économique et juridique, notamment pour ceux qui ont des CDI. Toutes ces dimensions sont en train d’être prises en charge. »
Il précise que la réforme est actuellement suivie à deux niveaux : une partie au niveau de la primature, une autre directement à la Présidence de la République. Une réforme sensible donc, mais qui, selon lui, avance « sûrement et doucement », dans le respect des équilibres sociaux.





