
TRAVAILLEURS LICENCIÉS : LE GOUVERNEMENT ENGAGE LE PROCESSUS DE RÉINTÉGRATION DE 351 PERSONNES

Le gouvernement entend apporter une réponse au dossier des travailleurs licenciés recensés avec les organisations syndicales et l’administration du travail. Au total, 351 personnes sont désormais identifiées comme concernées, a indiqué mardi à Dakar le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Mamadou Lamine Dianté.
Devant les députés réunis pour l’examen de projets de loi portant sur le Code du travail et le Code de la sécurité sociale, le ministre a affiché une ligne claire : privilégier la réintégration des travailleurs, ou, lorsque celle-ci s’avère impossible, leur permettre de faire valoir leurs droits à travers un dispositif négocié.
« Soit on réintègre les travailleurs, soit on négocie avec eux un plan social », a déclaré Mamadou Lamine Dianté.
De 151 à 351 travailleurs recensés
Le nombre de travailleurs concernés a évolué au fil du recensement. Selon le ministre, l’administration du travail avait initialement identifié 151 licenciements. Les travailleurs estimaient pour leur part que leur nombre s’élevait à 224.
Les vérifications conduites avec l’appui des syndicats et des services de l’administration du travail ont finalement porté ce chiffre à 351 travailleurs licenciés.
Cette nouvelle évaluation constitue désormais la base de l’intervention du gouvernement. La Direction générale du travail a été chargée d’engager les démarches préalables nécessaires à leur réintégration.
La réintégration privilégiée, le plan social en alternative
Pour le ministre, l’objectif demeure le retour des travailleurs dans leurs emplois. Il reconnaît toutefois que certaines entreprises pourraient ne pas être en mesure de procéder à leur réintégration.
Dans ce cas, le gouvernement entend accompagner les travailleurs concernés afin qu’ils puissent faire valoir leurs droits. « Nous ferons en sorte que tous les travailleurs licenciés soient réintégrés. Si les entreprises ne peuvent pas les réintégrer, nous veillerons à ce qu’ils bénéficient d’une assistance leur permettant de faire valoir leurs droits », a assuré Mamadou Lamine Dianté.
Au-delà de ce dossier, le ministre a replacé cette démarche dans le cadre plus large du dialogue social. Les engagements pris par l’État, les travailleurs et les employeurs constituent, selon lui, le socle devant permettre de préserver la stabilité dans les entreprises comme au sein de l’Administration publique.
Il a ainsi appelé l’ensemble des parties à respecter les engagements souscrits, condition, selon lui, d’un dialogue social durable et d’un climat apaisé dans le monde du travail.





